mercredi 8 mai 2013

Un autre post à propos du café

L'autre soir, en regardant le téléjournal français sur TV5 avec Concubine (parce que TVA, c'est trop mainstream pour nous, beautiful people du Platôôôô) nous sommes tombées sur un reportage ventant les bienfaits du café sur la santé. Je ne me souviens plus des bienfaits en question (parce que je crois plus ou moins à cette théorie), mais j'avoue que la dose quotidienne de café recommandée par nos cousins français de France m'a laissée pantoite. En effet, le reportage s'est conclu sur la phrase suivante : « ...si on limite sa consommation à 5 ou 6 espressos par jour. »

WHAT ZE FUCK?! Qui boit plus de 6 espressos par jour? Et la reporter d'ajouter que « 5 ou 6 espressos par jour, c'est bon pour la santé... sans cigarette évidemment ». Merci pour la précision chose bine!

Personnellement, à 5 espressos par jour, je repeindrais l'appartement au complet, j'irais faire des longueurs dans la piscine olympique, je lirais les trois tomes d'Autant en emporte le vent et j'écrirais un roman de 300 pages sans ponctuation. Et je ferais probablement semblant de jouer de la guitare avec une raquette de badminton en écoutant la trame sonore de Flashdance.

À plus de 6 espressos, soit j'ai une défaillance cardiaque, soit ma tête explose. Entre nous, ce serait vraiment plate que ma tête explose juste après que j'aie fini de repeindre l'appartement en Blanc naturel 501/511 ou en Oeuf de tortue 6107-11. 

D'ailleurs...Vu sur le site de Sico.


Qui dit rouge dit vie trop d'espressos.

Je dois avouer que je suis moi-même étonnée de la tournure de ce post.


mercredi 10 avril 2013

Who's the boss?

Cette semaine est la première semaine de ma nouvelle vie de pigiste.

« NO YOU'RE NOT. C'EST MOÉ. » - Petite pastèque

Je me suis loué un bureau question de conserver une routine de travailleuse et de ne pas sombrer dans la spirale infernale « linge mou+zapping+crottes au fromage ». (Par contre, je réalise que je ne suis pas totalement à l'abri ici. Une boîte de chocolat a récemment fait son apparition à la réception. Les Caramilk format géant sont seulement 2 piasses, mautadine. I'm doomed! Mais au moins, les profits des ventes vont à la Fondation d'aide aux handicapés, alors je peux me déculpabiliser en me disant que je me bourre la face pour une bonne cause.) 

Ça me fait quand même bizarre de me dire que je suis maintenant ma propre patronne.
- « Est-ce que je peux partir du bureau à 14 h aujourd'hui? »
- « Oui. »
- « Est-ce que j'ai le temps d'aller faire mon épicerie avant de commencer cette job-là? »
- « Oui. »
- « Hon schnoutte, il pleut. Pas le goût de sortir. Est-ce que je peux travailler de la maison? »
- « Oui. »
- « Est-ce que je peux avoir trois semaines de vacances payées cet été? »
- « Des vacances payées? LOL, ma p'tite poupoune. »
Parce qu'être pigiste, ça veut aussi dire ne plus avoir de belle paye déposée dans son compte comme par magie à toutes les deux semaines. C'est la partie moins 'fun'. Heureusement, ça n'a pas l'air de stresser Concubine. Il y a juste Monsieur Minoune qui ne s'est pas montré très empathique quand je lui ai dit que je devrais peut-être couper dans son budget de bébelles et d'herbe à chat. 

« Trouve-toi une job à temps plein. Pis ça presse. »

Je suis peut-être la boss, mais je suis aussi une esclave (sort of).

mercredi 27 février 2013

Février : tu t'en sors?

Hier encore, je me disais :
- « Oh wow, ça sent le printemps! Je porte mes bottes de caillout'chou, la vie est belle! »
- « Hein! On est le 26 février et je n'ai même pas encore garroché mon imprimante contre le mur! »
- « C'est bientôt l'été, wouhouhou!!! »
Je n'ai eu qu'à regarder dehors cet après-midi pour réaliser que « ce n'était qu'un rêêêêveuuuuhhh!!! » (comme dans la chanson écrite par maman Dion).

L'année dernière, je t'avais donné de précieux conseils pour passer à travers le mois de février et ainsi préserver ton équilibre mental et émotionnel (mais SURTOUT mental) jusqu'au mois de mars. Je te conseille donc de relire ce post et de mettre en pratique mes fabulous conseils dès aujourd'hui, et ce jusqu'à ce que tu puisses sortir en jupe, sans bas de nylon. Homme, ça vaut aussi pour toi.

J'en profite d'ailleurs pour ajouter à cette liste un conseil ESSENTIEL. (Tellement essentiel tu me diras, que j'ai oublié de l'inclure l'an dernier. Ben oui.)

Voici donc :

Manger du Nutella*
Ne viens pas me dire que ton chocolat noir à 85 % de cacao te fait voir des étoiles et te remonte superbement le moral quand tout ce dont tu as envie, c'est de t'enfermer dans ton ancienne chambre chez tes parents et de tresser les crinières de tes petites pouliches. Ce qu'il te faut Femme (ou Homme) en ces temps difficiles, c'est du Nutella. Et même le dicton me donne raison : « Une cuiller de Nutella par jour éloigne le docteur pour toujours »

Fait vécu : j'ai appris à la mi-février que je serais bientôt chômeuse, à moins bien sûr, de me trouver un emploi à temps plein d'ici le 5 avril. « Por que? », me demanderas-tu lecteur espagnol. La réponse se résume en un mot : restructuration. Et qu'ai-je fait après avoir appris et digéré la nouvelle? En allant faire l'épicerie (ou « la picerie », pour citer Concubine) je me suis acheté... un pot de Nutella. Yes Madame. J'en mange une cuiller par jour et j'essaie d'éviter le double dip, bien que je ne partage le pot avec PERSONNE.

Mon Nutellaaaaaarrghhhh! Pas touche.

Je vais peut-être prendre un peu de gras sur la foufoune, mais au moins, je ne céderai pas à l'angoisse. En tous cas, je l'espère.

On s'en reparlera dans un mois!

*En passant, ceci n'est pas une publicité pour Ferrero. 







mardi 29 janvier 2013

Ma revanche sera terrible

Concubine a souvent « une chanson dans la tête » qu'elle tente de partager afin de l'exorciser. La plupart du temps, la conversation va comme suit :
Concubine : « J'ai une chanson dans' tête. Veux-tu savoir c'est quoi? »
Moi : « Non merci! »
Concubine : « Vraiment, t'es sûre? »
Moi : « Certaine certaine. »
Mais ce matin, avant de partir au travail, Concubine a décidé de m'entraîner dans son cauchemar sans me laisser le choix.
Concubine : « J'ai une chanson dans' tête... »
Moi : « ... »
Concubine : « C'est Highway to hell. »
Moi : « CIBOLE! »
(Je dois préciser que pour moi, AC/DC est le summum de la torture auditive, ex-aequo avec Rush, le son de mon réveil-matin et le crissement des ongles sur un tableau.)
Concubine : « Bonne journée! »

Heille, merci!

Je me suis donc mise en quête d'une nouvelle chanson pour me débarrasser d'Highway to hell. Après un moment et sans raison apparente (the brain works in mysterious ways), je me suis mise à fredonner cette chanson. Écoute ça Concubine, tu vas tripper ben raide! Promis, juré, pis un p'tit peu craché.

mercredi 23 janvier 2013

Ce n'est pas la Sibérie (ni Oymyakon)

En commençant ta lecture, tu te diras sûrement : « Oooooonnnn, un post sur la vague de froid. Comme c'est original ». Sorry! Mais puisque je marche pour aller travailler, je trouve que c'est un sujet digne d'intérêt (c'est-à-dire qui m'intéresse moi).

Quand je suis sortie de chez nous ce matin, j'ai regretté le temps où ma mère me faisait mettre une salopette, une tuque et un capuchon, puis qu'elle m'enroulait un foulard (ou une crémone, pour reprendre l'expression de ma grand-mère) tout autour de la tête de sorte à ce que j'aie l'air du petit Randy dans A Christmas Story.

Habillé comme ça, pas question de te pencher pour ramasser un 25 cenne.

Je suis donc partie en pensant que j'allais geler raide et en songeant que j'aurais peut-être dû mettre Monsieur Minoune autour de mon cou comme une crémone (ou sur ma tête comme un chatpeau, pour faire un mauvais jeu de mots auquel même Guy Mongrain n'aurait probablement jamais pensé.) Quand arrivée au coin de ma rue, j'ai senti que mes poils de nez devenaient crunchy à cause du froid, je me suis dit que je pourrais peut-être me payer le gros luxe de prendre l'autobus. Ce que j'ai fait.

Mais saviez-vous qu'il y a quelque part un groupe d'irréductibles Russes qui nous trouveraient pas mal feufis s'ils nous entendaient nous plaindre de notre -30 et des poussières? Concubine m'a envoyé un court (mais oh combien fascinant!) article sur le village d'Oymyakon en Russie, le village le plus frette au monde. La température moyenne en hiver est de -50 C et peut atteindre -71.2 C. Et ai-je mentionné que les toilettes sont souvent dehors? (J'imagine Homme que tu te demandes déjà si ton pipi gèlerait instantanément en sortant de ta zoune. Pour le savoir, tu devras te rendre au fin fond de la Russie mon ami!) Bref, s'ils étaient à Montréal, les habitants d'Oymyakon seraient probablement en gougounes en train de boire une sangria sur une terrasse.

Alors les amigos, qui m'accompagne à la piscine à vagues ce soir?

lundi 21 janvier 2013

Moi aussi, je fais du yoga

Comme je le mentionnais dans mon dernier post, je me suis inscrite à un cours de yoga. Un cours « accessible » (dans le sens que je n'ai pas l'impression d'être une patate pilée qui aurait atterri par hasard au milieu d'un groupe de contorsionnistes) et assez relax (en 1 h 30, j'ai à peine sué du d'sous d'bras). Je dois admettre que j'avais quand même quelques appréhensions, suite à une expérience passée traumatisante. J'ai donc demandé à ma prof si j'allais devoir me tenir sur la tête, question légitime de la part d'une fille qui n'a jamais été capable de faire une culbute par en-avant de peur de mourir le cou cassé. Prof : « Non, on fait pas ça ici. » OUF! Merci bébé Jésus. Je ne vais pas mourir icitte à soir, c'est déjà ça. Reste que j'étais quand même un peu (pas mal) stressée à l'idée de ne pas être capable de suivre, et donc de m'humilier publiquement. Car je partais dans l'idée que j'étais à peu près aussi flexible qu'une barre de fer. Heureusement, mon amie Petite perruche était là pour me rassurer. Allongée à côté de moi, elle a chuchoté :
Petite perruche : « Détends-toi, respire... »
Moi : « J'ai mis un g-string pour pas qu'on voit la démarcation de mes bobettes dans mes pantalons de yoga. J'espère que ce sera pas trop inconfortable. »
Petite perruche : « Ah toi... »
Moi : « Est-ce que tu gardes tes bas? Il me semble qu'il faut être nu pieds quand on fait du yoga. »
J'abrège la retranscription de notre conversation, mais je dois avouer que mes préoccupations étaient nombreuses, tant sur le plan physique, émotionnel que vestimentaire.

Mais finalement, j'ai fait ce soir-là plusieurs découvertes :
1) Je suis incapable de trouver mon sacrum sans assistance
2) Je suis capable de me retenir d'hurler et de faire un genre de danse amérindienne quand j'ai une crampe dans le pied
3) Je suis flexible. En tous cas, plus que je le pensais.
Une position exigeait que, couché sur le dos, on lève une jambe en la maintenant en l'air assez longtemps, puis qu'on la ramène doucement de l'autre côté en « ouvrant » les hanches, et qu'on la baisse jusqu'à une hauteur confortable ou jusqu'au sol si on s'en sentait capable. À mon grand étonnement, j'ai pu poser mon pied droit par terre sans difficulté. Idem avec le pied gauche, sauf que cette fois, en baissant ma jambe, j'envahissais l'espace de Petite perruche qui se trouvait tout près de moi. Je lui ai presque kické un sein avec mon pied, ce qui aurait pu être une expérience vraiment étrange si cela s'était produit dans un autre contexte.

Après 1 h 30 de douce torture, nous avons eu droit à quelques minutes de relaxation pendant lesquelles j'ai songé à la souffrance qui m'attendait le lendemain. Et finalement (oh surprise!), le lendemain n'a pas été si pénible after all. Je me suis bien sûr dépêchée de m'en vanter à qui voulait bien l'entendre. Parce que je me suis inscrite au yoga non seulement pour être en meilleure forme et plus détendue, mais aussi parce que ça fait de la belle petite conversation devant la machine à café au bureau. Bref, j'ai hâte à mon prochain cours, maintenant que je sais qu'on ne me demandera pas de me passer une jambe en arrière de la tête.

That's all folks!


samedi 12 janvier 2013

La zombie du web

Allô blogue!

J'écris « allô blogue » parce qu'après environ 3 mois d'absence (l'équivalent de 12 ans dans la vraie vie), « mes » lecteurs ont bien évidemment déserté. Il ne reste que les internautes égarés, c'est-à-dire ceux qui en tapant « Claude Poirier », « combat de hamsters* » ou « beaux orteils de femme* » dans Google (ou gou-gueule, prononcé à la française de France) ont atterri ici malgré eux. D'ailleurs, je veux que tu saches, fétichiste des orteils, que tu seras toujours le ou la bienvenu(e). 

Je n'ai pas écrit grand chose ces derniers mois, à part des listes d'épicerie, des chèques (oui oui, des chèques ; je vis encore en 1978) et le blogue de mon chat (plogue), ze most fabulooouuusss cat in ze world. Ah, et j'ai écrit à la job aussi parce que tsé, je suis payée pour.

Trust me, I'm a copywriter.

Je n'ai pris aucune résolution pour 2013, parce que j'ai déjà du mal à me discipliner pour des choses aussi simples que m'épiler les jambes ou faire le ménage de mon tiroir de bureau (je réalise que tu m'imagines maintenant poilue et bordélique, ce qui n'est pas le cas). Malgré mon manque de volonté, je m'étais quand même plus ou moins promis de faire renaître mon blogue de ses cendres virtuelles (wow, poésie!) Je me promets donc maintenant de passer moins de temps à regarder des vidéos de chats qui sautent en parachute et plus de temps à écrire des niaiseries ici (icitte). J'ai aussi décidé de m'inscrire à un cours de yoga avec mon amie Petite perruche et je prédis déjà que le yoga sera une source intarissable d'anecdotes. Comme la fois où j'ai pris un cours de yoga ashtanga super dur à suivre et que le gars devant moi a lâché un prrrrrrrooouuuutttt pendant que ma tête était environ à la hauteur de son derrière. Quand tu suis un cours de yoga pour la première fois de ta vie et que tu te fais péter dans' face tout en suant du sang par les yeux, ça te laisse pas une immense impression de zénitude. Mais je crois que ce sera différent cette fois-ci.

Je t'en reparle après mon premier cours lecteur. Stay tuned!

*Vu pour vrai de vrai dans les statistiques de ce blogue.