jeudi 28 juin 2012

Sac à surprises

Concubine et moi avons dû emmener Monsieur Minoune chez le vétérinaire pour le faire vacciner avant de partir en vacances. Car pendant que nous nous ferons chauffer la couenne sur une île du pacifique, la petite bête féroce sera envoyée en pension avec d'autres compagnons félins. Mais ne lui dites surtout pas, c'est une « surprise ».

Parlant de surprise, nous en avons au moins une à chaque visite chez le vétérinaire. La première (lorsque nous l'avons emmené à la clinique l'an dernier après l'avoir « sorti de la rue » et sauvé d'une mort certaine) fut d'apprendre qu'il s'agissait d'un mâle et non d'une femelle, d'où l'ajout du Monsieur devant Minoune. En allant le faire vacciner l'autre jour, l'examen de sa bouche a révélé une canine cassée. Elle est cassée à moitié seulement, ce qui fait qu'il a une dent plus courte que l'autre. Cela lui a bien sûr valu un nouveau surnom : Tite dent.

D'ailleurs, cela explique probablement pourquoi il montre seulement ses dents d'en-bas quand il sourit.


Moi : « Heille Minoune, la Fée des dents cassées est passée la nuit dernière. Regarde ce qu'elle t'a laissé. Es-tu content? »


MM : « Y'a pas de p'tite souris dans la canisse... pas de poisson non plus. C'est quoi cette schnoutte-là au juste? »
Moi : « C'est de la bière. »
MM : « Je veux de l'herbe à chat. »
Moi : « Ben là, tu peux pas mixer les deux mon m... »
MM : « JE VEUX DE L'HERBE À CHAT J'AI DIT. »
Moi : « Okidou mon minou! »

Je l'appelle aussi Monsieur Baboune, pour des raisons évidentes.

mercredi 20 juin 2012

Une raison de plus d'aimer la marche

Depuis que j'ai changé d'emploi il y a un an et demi, j'ai le plaisir (et le privilège) de marcher matin et soir et de ne plus avoir à compter sur les transports en commun pour me rendre au travail. J'ai eu l'occasion de réaliser une fois de plus vendredi dernier à quel point je suis chanceuse de ne plus avoir à prendre le métro régulièrement.

Anecdote :
J'étais invitée à souper chez mon amie C. qui habite sur la Rive-Nord. J'ai donc pris le métro pour me rendre à la gare. À la station Berri, un homme entre dans le métro et s'assoit sur le banc juste devant moi. Je suis assise sur le bord de la fenêtre, il occupe le siège perpendiculaire au mien, au bord des portes. Je remarque que le crâne chauve et le visage du monsieur sont couverts de sueur. Et pas seulement une fine bruine : il a l'air de quelqu'un qui vient de se prendre un saut d'eau sur la tête. Il sue autant que le gars sur la photo (sinon plus), sauf qu'il ne transpire pas le Gatorade, juste le bon vieux swing de ton mononcle qui ne fait jamais d'exercice.


L'homme, qui porte un veston et environ trois épaisseurs de vêtements, entreprend d'enlever son sac bandoulière. Et c'est là que réside l'intérêt de cette anecdote vraiment plate, je te le concède lecteur. En passant la ganse autour de son cou, la sueur revole dans tous les sens. Piou-piou-piou!!! Étant sa plus proche voisine, j'en suis aspergée, bras et visage inclus. Mmmmm! Je ne me vois pas, mais je peux imaginer l'air que j'ai. Étrangement, je n'ose pas m'essuyer et je n'ai pas de mouchoirs à portée de main de toute façon. Pendant que je médite sur l'attitude à adopter, l'homme se rassoit et nous nous retrouvons cuisses (les siennes) contre genoux (les miens). Heureusement, il ne porte pas de shorts années 80 laissant voir (et toucher) des cuisses velues. Le pantalon d'habit empêche un peau contre peau (car pour ma part, je suis en robe). C'est long quatre stations de métro lorsque vous êtes couvert de la sueur de quelqu'un d'autre et que vos genoux sont pris au piège dans le coton moite, la moiteur étant probablement synonyme de sueur de cuisses. Comme c'est la saison des allergies, j'ai prié pour qu'il n'éternue pas. Parce que ça aurait vraiment été « le boutte' du boutte' ».

Conclusion : j'aime j'adore marcher.

lundi 4 juin 2012

Un beau souvenir télévisuel

Concubine a eu la merveilleuse idée d'ajouter une nouvelle chaîne à notre forfait télé : Prise 2. Cette chaîne rejoue des vieilles émissions (ou devrais-je dire « des vieux programmes ») des années 70 et 80. Un must si vous êtes du genre à vous ennuyer de Dynastie, d'Épopée Rock ou de la version française de Murder she wrote (Elle écrit au meurtre) dans laquelle la voix d'Angela Landsbury semble avoir été doublée par un hommeQuelle ne fut pas ma surprise en ce samedi soir pluvieux de tomber sur la Reine des émissions, l'ancêtre de Star Académie version âge d'or. Et j'ai nommé... La Soirée canadienne! Croyez-le ou non, mais La Soirée canadienne était mon émission favorite quand j'étais bébé. (D'ailleurs, je me demande laquelle de ces deux vérités est la plus choquante : le fait que je regardais la télé à 1 an, ou que je capotais ben raide sur La Soirée Canadienne.Aux dires de mes parents, je me trémoussais comme une possédée dans ma marchette pour ensuite vomir mon souper, parce que trop énervée. Si les Pokemon ont causé l'épilepsie, imaginez l'impact qu'a pu avoir ceci :



Avouez que tous les ingrédients étaient réunis pour faire un show du tonnerre : de la musique live, des interprètes énergiques, un public enthousiaste et de belles robes taillées à même les rideaux. 

Tu as du mal à faire régurgiter ton bébé jolie maman? Abonne-toi à Prise 2. Fais-moi confiance quand je te dis que ça marche!

mardi 29 mai 2012

Photo du jour



Michelle Courchesne : « Attendez les amis, je consulte ma boule de cristal imaginaire... Ooooouuuuh... »
Jean Charest (intérieurement) : Pète pis Répète s'en vont en bateau. Pète tombe a l'eau, qui y reste? Répète. Pète pis Répète s'en vont en bateau, Pète tombe à l'eauzzzzzzzzz... 

Avez-vous remarqué? On dirait que Michelle Courchesne s'est fait un tailleur avec la peau des 101 dalmatiens. J'appelle PETA right NOW!

vendredi 25 mai 2012

La pinte de lait

Un jour que j'étais allée jouer chez mon amie S. (nous devions avoir tout au plus 8 ans), il s'est produit une chose qui, je m'en rends compte aujourd'hui, se reproduit tout au long de la vie, de différentes façons. C'était l'été, il faisait chaud. Mon amie est donc allée trouver sa mère pour lui demander si nous pouvions avoir de la liqueur. La réponse de sa maman fut catégorique : NON. Alors que S. s'apprêtait à se jeter par terre pour faire ce que les parents appellent communément le bacon, sa mère a ouvert le frigo et sorti une pinte de lait Québon. Une grosse pinte mauve de 2 litres. « Regarde S. ce que maman a acheté pour toi! » s'est exclamée sa mère juste avant que les yeux de mon amie se révulsent comme ceux de la petite fille dans Exorciste. À ma grande surprise, la pinte de lait a suffit à stopper la pseudo crise d'épilepsie de mon amie.
S. : « Aaaaaah, yé!!! »
Moi (intérieurement) : Yé?! Heille chose bine, c'est pas de la liqueur aux fraises ça. C'est juste du lait dans une grosse pinte. On vient de s'en faire passer une!
S. : « J'en veux maman! Un grand verre! »
J'aurais aimé lui dire qu'il n'y avait pas de quoi s'énerver le poil des jambes, pour reprendre l'expression fétiche de mon père, mais à 7 ans, le poil de jambe se faisait rare, tout comme les permissions de boire de la liqueur.
Mère de S. : « Véronique, en veux-tu toi? »
Je dois souligner qu'enfant, je n'aimais pas le lait « seul », c'est-à-dire non accompagné d'un quelconque aliment. À l'école, je faisais semblant de boire mon berlingot que je rejetais (plein) dans le bac des berlingots vides.
Moi (intérieurement) : Beurk.
Moi : « ...  »
Mère de S. « T'en veux pas? »
Moi (intérieurement) : JE VEUX DE LA LIQUEUR AUX FRAISES J'AI DIT!!!!
Moi : « Non merci. »
J'ai donc préféré me déshydrater lentement à 28 degrés celcius plutôt que de boire son lait pas spécial pantoute. Parce que ce n'était pas ce que je voulais. Et parce que je n'étais pas dupe.

Je ne sais pas pour vous, mais cette anecdote me fait un peu penser à la situation actuelle. Sauf que dans l'histoire qui nous concerne, la maman, c'est le gouvernement libéral.

Et le lait qu'il nous offre, il est caillé.

jeudi 24 mai 2012

Karma is a...

Pas facile de parler d'autre chose que vous-savez-quoi par les temps qui courent. Donc pas facile de bloguer sur des affaires futiles (comme je le fais d'habitude). En marchant vers la maison en revenant du travail, je me suis rappelé une expression que ma mère utilisait souvent quand j'étais petite : « Quand tu craches en l'air, ça finit toujours par te retomber sur la tête. »

On appelle ça le karma.

Jean Charest, si j'étais toi, je craindrais le crachat qui est sur le point de retomber sur ta grosse tête qui ne-passe-plus-dans-la-porte-de-la-salle-de-réunion-où-tu-aurais-dû-rencontrer-les-leaders-étudiants-depuis-longtemps-déjà. Parce que si ma mère a raison, ce n'est pas juste une petite goutte qui va te tomber dans l'oeil pendant que tu regardes un arc-en-ciel avec tes amis à Sagard ; c'est un gros déluge de bave qui va se déverser sur ta caboche frisée. Un vrai tsunami. Et ça monsieur, ça vous défait une mise en pli.

Karma is not only a bitch. Karma is a crachat. Un cibole de gros crachat. Et watch out... il s'en vient. Il est tout près tout près. Le vois-tu?

« J'ai les deux mains sur le volant... »

Ben pars tes essuis-glace, man.

Je l'avais sur le coeur celle-là. Ça fait du bien.

samedi 19 mai 2012

Loi spéciale : MM à la rescousse

Moi : « Heille Monsieur Minoune, mauvaise nouvelle : la loi 78 a été adoptée. »

« Quoi?! Tu me niaises! »

Moi : « Malheureusement non. Pis Claude Poirier alias le Négociateur alias Monsieur Fuck y'all a pété sa coche contre les étudiants. Il est pas dans notre camp pantoute. On a besoin de tes lumières Minoune. »

« Hum... Laisse-moi réfléchir à ça Petite Pastèque. »

Moi : « Ok. Je compte sur toi mon minou. »

« Je pense que j'ai une idée... Sais-tu c'est quoi une guillotine? »

Moi : « Quoi?! »

« Tsé là, c'est une lame qui te tombe sur le cou... Regarde, un peu comme ça... »

Moi : « Ben là, je sais ce que c'est une guillotine, mais on est au 21e siècle... C'est plus comme ça qu'on règle les problèmes de nos jours Minoune. »

« T'es vraiment certaine? »

Moi : « ... »


*Monsieur Minoune porte fièrement le collier rouge (avec des coeurs dessus). Chat contre la hausse.