lundi 2 avril 2012

Je bloguais dans la nuit* pour te dire n'importe quoi

*Ok, il est juste 22 h. C'est pas 'vraiment' la nuit. 

Depuis quelques semaines, HGTV diffuse la pub d'une télé-réalité qui sera bientôt en ondes : Selling Spelling manor.
La publicité nous donne un aperçu du manoir en question, une grosse cabane de 56 600 pieds carrés, ainsi que de la propriétaire, une madame avec des gros yeux qui ont l'air de vouloir lui sortir de la tête. Bref, Candy Spelling, la veuve d'Aron Spelling, a décidé de vendre le manoir pour emménager dans un modeste condo de 16 000 pieds carrés. Imaginez-vous le nombre d'allers-retours qu'elle va devoir faire juste pour aller chercher des boîtes de carton vides à l'épicerie. Appelez le Clan Panneton pis ça presse! Les curieux trouveront plus de détails sur le déménagement de cette riche et pas très célèbre ici.

La publicité nous montre également des images de la collection de poupées de Candy Spelling. Le genre de poupées que personne ne veut avoir dans sa chambre de peur de les entendre murmurer au milieu de la nuit comme dans les films d'horreur : ''Tonight is the night we kiiiiiiill yooooouuuu... Aaaaarrgghhh...''

Ça me rappelle la chanson : Poupée de cire, poupée de son sang

Ce week-end, en revoyant la pub et les centaines de poupées, j'ai dit à Concubine : « Ça va être long paqueter toutes les petites catins! » Bien sûr, Concubine s'est fait un plaisir de répéter ce que je venais de dire afin de me rappeler que : 1) je parle parfois comme une personne âgée 2) je suis une personne âgée.

Remarquez que « là d'où je viens », cette phrase aurait également pu avoir une tout autre signification.


+

Catin

=

« Paqueter les petites catins. »

Mais bon, vous constaterez que ça ne fait pas de sens, comme d'habitude. What's new pussycatin?

dimanche 1 avril 2012

Quand Claude se confie (en exclusivité)

Depuis la création de ce blogue, j'ai sollicité l'aide de Claude Poirier à quelques reprises, entre autres pour solutionner une énigme complexe et enregistrer une conversation téléphonique entre Stephen Harper et la reine Elizabeth. Or, il s'avère que ze Négociateur en personne aurait fait des révélations choc sur sa propre vie. Écoutez l'extrait sonore ici*.

À la demande de la blogueuse Ma tuque est une perruque, j'ai soutiré des informations supplémentaires à Claude Poirier concernant cet épisode de son passé. Voici la retranscription de l'interrogatoire.

Moi : « Pouvez-vous nous décrire la femme dont il est question dans cet enregistrement monsieur Poirier? »
Claude P. : « Une femme de race indécise et d'un âge certain, entre 31 et 34 ans, cheveux bruns, yeux foncés, taille proportionnelle. »
Moi : « Racontez-moi en détails votre première rencontre. »
Claude P. « Un jeudi soir, vers 20 h 17, la femme m'a demandé d'aller chercher des Craven A au dépanneur Chez Ti-Bi, situé au 48 rue Principale, à côté du casse-croûte Le Casse-Croûte. Le caissier du dépanneur, un homme de race blanche âgé approximativement de 51 ans, 4 mois et 12 jours portait une chemise en flanelle bleue et verte... »
Moi : « Un peu moins de détails s'il-vous-plaît. »
Claude P. « Quand je suis revenu du dépanneur, la femme m'a conduit à sa chambre. »
Moi : « En auto? »
Claude P. « Ben voyons donc, as-tu déjà vu ça toi, quelqu'un qui conduit son char dans' maison? »
Moi : « C'était une blague monsieur P. Continuez svp. »
Claude P. « Son fils, un dénommé Ti-Coune, dormait dans la chambre voisine. »
Moi : « Vous dites dans l'enregistrement qu'elle vous a fait monter au ciel... »
Claude P. « En 37 secondes, peut-être 38. Dans ce temps-là, j'avais pas de montre, je comptais dans ma tête : et un, et deux, et trois... »
Moi : « ... »
Claude P. : « D'autres questions? »
Moi : « Connaissez-vous la chanson Quand on se donne (à une femme d'expérience)? On dirait que les paroles sont inspirées de votre histoire. Elle avait deux fois mon âge, elle m'a fait faire tout un voyage... Monter au ciel, voyage... Il me semble qu'il y a un lien, vous trouvez pas?»
Claude P. : « Ah, c'est la chanson de Francis Martin là? Celui qui s'est rebaptisé Caillot? »
Moi : « Ouin, c'est ça. Pis plus tard, ça dit : Elle m'a pris en otage, et moi j'ai obéi... En OTAGE monsieur Poirier. Moi je commence à penser que c'est vous qui l'avez écrite cette chanson-là. »
Claude P. « Moi j'fais de la radio pis je surveille les bandits. Penses-tu que j'ai l'temps d'écrire des chansons, P'tite piquette? »
Moi : « Probablement pas monsieur Prunier. »
Claude P. « Bon, as-tu fini avec tes questions sans queue ni traître? »
Moi : « Oui. »
Claude P. « Enfin. 10/4. »

Mission accomplie.

*Source : La Clique du Plateau

jeudi 29 mars 2012

Entendu dans l'autobus

Je prends rarement les transports en commun depuis un an... depuis que j'ai acheté mon gros Hummer. Vroum vroum vroum! (Ben non, je niaise. Je n'ai même pas de permis de conduire.) Bref, le fait de travailler et de vivre dans le même quartier m'épargne de nombreux trajets de métro et d'autobus. (Du coup je réalise que je réponds pas mal à l'Idéal du maire Ferrandez, rebaptisé FerNandez par ceux qui voudraient « le renvoyer dans son pays ».)

Hier soir, j'ai donc pris l'autobus pour me rendre chez Petite cantaloup (traduction : ma cousine). J'ai pris soin de m'assoir dans le fond-fond de l'autobus, dans le coin près de la fenêtre, comme une fille du secondaire. Mais ma solitude a été de courte durée. Une madame est venue s'assoir à côté de moi et a sorti son cellulaire (quoi d'autre?) J'ai alors eu droit à une fascinante conversation, dont je reproduis les principaux extraits ici.
Madame : « J'ai un lift pour le Tim Horton vendredi. »
Moi (intérieurement) : Wow. Est-ce qu'ils viennent te chercher en limousine?
Madame : « Ha ha ha! Ouin... en hélicoptère, ha ha ha! »
Moi (intérieurement) : My God, elle lit dans mes pensées! 
Pas tout à fait, mais pas loin en tous cas. La conversation a ensuite dérivé vers le Costco. Grosse affaire (apparemment).
Madame : « Est-ce qu'on pourrait aller au Costco avant le souper? Parce que sinon, il va falloir que j'y aille avec ma soeur, ça va être compliqué... » (Pause) Ouin, mais on pourrait pas aller souper dans le coin? » (Pause) Mais moi c'est pas long quand je vais au Costco... »
Moi (intérieurement) : Coudonc, c'est ben compliqué votre affaire. Mon amie Petite perruche en a une carte. Veux-tu y aller avec?
Madame : « Moi au Costco, je rentre pis je sors. »
Moi (intérieurement) : Ben pourquoi tu veux y aller si tu fais juste rentrer pis sortir? Tu peux faire ça n'importe où. Rentrer-sortir, rentrer-sortir, rentrer-sortir...
Madame : « C'est parce qu'ils ont des biscuits là-bas que les autres épiceries ont pas... »
Moi (intérieurement) : Qu'est-ce qu'ils ont de si spécial ces biscuits-là? C'est des biscuits aux pépites d'or? Des biscuits comme dans Passe-Partout?

Les biscuits qui font grandir
« Cannelle, il te pousse des seins man, comme ceux de Madame Coucou... J'hallucine... »

Madame : « Tsé là, on est déjà allés... on avait acheté des steaks, des crevettes... c'est moins cher... »
Moi (intérieurement) : Méchante tête dure ton amie! Vas-y donc avec ta soeur cibole, ça va être plus simple! 

La madame est descendue de l'autobus pas longtemps après ça, donc je ne sais pas si elle a gagné sa cause. Sinon madame, je connais du monde qui en connaissent des places où tu peux avoir des biscuits spéciaux qu'on trouve pas en épicerie. Appelle-moi sur ton cellulaire la prochaine fois que tu prendras l'autobus.

mercredi 28 mars 2012

Les courageux

Concubine et moi sommes tombées hier soir sur une nouvelle* émission intitulée La ruée vers l'or. Le concept consiste à réunir 10 participants intellectuellement allumés et en très bonne forme physique qui voyageront ensemble pendant 3 mois à pied et en radeau dans des conditions extrêmes. Mais attention, on ne les envoie pas dans la nature en manteaux Canada Goose et en bottes de marche de chez La Cordée. Les participants vivent dans des conditions identiques à celles des années 1800 quelque chose, à l'époque de la ruée vers l'or. Bref, ils sont habillés de même.


Et bien sûr, ils ont les sacs à dos assortis à leur kit.

Maman, viens me chercher cibole.

Et ils dorment tous ensemble dans une grande tente très rudimentaire, reproduction des campements de l'époque. Ils se collent les uns contre les autres pour se réchauffer et j'imagine que leur haleine fait le reste, comme le boeuf et l'âne avec l'enfant Jesus.

Dès le premier épisode, les concurrents ont dû marcher 9 miles (2 748 kilomètres?) avec tout leur bazar sur le dos. L'émission s'est donc terminée sur des images de peau arrachée derrière les talons et sur les orteils, d'ampoules grosses comme un mini egg Cadbury et de peau brûlée dans le dos à cause des harnais de cuir des sacs. Une fille observait aussi le soir venu que ses bottes étaient « pleines de sang ». Menoum!

Au risque de passer pour moumoune (ce que je suis) j'affirmerai ceci : je ne serais jamais capable de faire ça. Les concurrents ont vraiment toooooute mon admiration.
Moi : « Ayoye! Je m'inscrirais jamais à ça moi! »
Concubine : « J'espère, je t'attendrais pas 3 mois. »
Moi : « WHAT??!!!! »

Heille. J'suis mieux de pas me ramasser en prison, parce que ça a l'air que c'est pas Concubine qui va m'apporter un gâteau aux bananes avec une scie cachée dedans!

Mais bon, SUPPOSONS que je participais à l'aventure, je pense que j'emmènerais Monsieur Minoune et que je l'utiliserais comme porteur. Qu'essss t'en dis Minoune?

« Y'a pas d'Minoune ici. Juste le plancher. T'hallucines Chose bine. »

Pffffffffff...

*En fait, le concept n'est pas nouveau. Il y a eu deux autres éditions avec des participants et des destinations différentes.

jeudi 8 mars 2012

Bonne fête Femme!

En ouvrant ma boîte courriel ce matin, je suis tombée sur ceci. De belles offres de couponing pour souligner la Journée de la Femme. Le courriel s'intitulait d'ailleurs Journée de la Femme.


Bonne fête les toutounes!

Merci de m'offrir, en cette journée qui est sensée me célébrer, un rabais sur des pantalons amincissants. Ne me laissez surtout pas oublier que la minceur est (et devrait être) au coeur de mes préoccupations. Je rêve de porter des pantalons qui vont augmenter ma transpiration jusqu'à 80 % et grâce auxquels je développerai probablement une irritation dans l'aine ou des furoncles sur les fesses.

Merci également de souligner que je devrais songer à perdre ma cellulite avant l'été en m'offrant un super deal sur un vibrateur géant. Je vois que vous connaissez mes priorités. Si je me fie à la description du produit, non seulement cette merveille technologique réduit-elle la cellulite, mais elle « stimule les muscles, solidifie les os et apaise les tensions musculaires et le stress ». Je vois que vous m'imaginez lobotomisée, ou du moins assez nounoune pour vous croire.

Bonne fête à moi et merci encore!

mercredi 7 mars 2012

Comme une bande dessinée... ou presque

J'ai déjà parlé de Tom Pouce, le frère jumeau diabolique de Monsieur Minoune. Si tu as lu la seconde partie du post On n'est pas à un lapsus près, tu sais de qui je parle.

Hé bien le retour de la température clémente a aussi ramené Tom Pouce sur notre balcon. Heureusement, Concubine était là pour immortaliser sur pellicule (ha ha, yeah right!) pour photographier en numérique cette rencontre au sommet qui constitue le deuxième épisode de General Catspital : the return of the evil non-identical twin brother.


« Ooooh nooon... He's back. Ze peux pas passer. »


Zzzzzzzzzzzz... 

« Laisse-moi entrer par la fenêtre Concubine. Pleeeeeaaase!!! »


« J'te l'avais dit que je prendrais ta place, Monsieur Moumoune. »

Malheureusement pour Monsieur Minoune, le chien décida de s'en mêler.

« Si tu veux entrer, j'vais avoir besoin d'une pièce d'identité avec photo... »


lundi 5 mars 2012

Dommage...

Lu dans La Presse ce week-end. Une Montréalaise a écrit à la Reine pour demander le congédiement de Stephen Harper. Rien de moins. La réponse envoyée par la correspondante officielle d'Elizabeth II laisse entendre que sa Majesté aurait pris connaissance de la missive de 6 pages. Si mon résumé ne satisfait pas ta curiosité, tu peux lire l'article ici.

Malheureusement, ze Queen n'a apparemment pas l'intention de congédier Stephen Harper, comme en témoigne la retranscription d'une conversation téléphonique obtenue par l'un de mes informateurs.

« Ça m'a tout l'air qu'on est pognés avec Steven Whopper P'tite métèque. 10/4. »

Retranscription top secrète - mission #82630

La Reine : « Stephen, j'ai reçu une complaint letter vous concernant. »
Stephen H. : « Quoi?! Mais qui a envoyé un lettre de complainte? Je faite une excellente Prrrremière Ministre. »
La Reine : « C'est une dame de Montréal qui l'a écrite. »
Stephen H. : « Ben voyons mon Queen. On s'en foute d'une complainte vénant du Québec. »
La Reine : « Elle demande votre congédiement. »
Stephen H. : « Avec toute la respecte que je vous dois sa Majestic, qui d'autre que moi aurait mise votre belle portraite dans les ambossades canadiennes? »
La Reine : « ... »
Stephen H. : « Qui d'autre que moi vous paye une bonne café chez Tim Horton quand vous venez dans les Canada? »
La Reine : « ... »
Stephen H. : « Vous allez pas me renvoyer pour une pétit lettre de rien du tout. »
La Reine : « Ramenez la soupe dans un bol en pain chez Tim et on n'en parle plus. »
Stephen H. : « Consider it done mon Renne. »