mercredi 1 février 2012

Vous savez que vous vieillissez quand...

Vous dites « il y a 20 ans » pour parler des années 80.

Un jeune homme d'environ 25 ans vous arrête au coin des rues Mont-Royal et Drolet pour vous demander des indications.
Lui : « Excusez-moi MADAME, c'est par où la rue Saint-Laurent? »
Madame??? Tu me niaises cibole?!
Vous : « Ouf, c'est assez loin. T'es mieux de prendre le métro à Mont-Royal. Descends à la station Côte-Vertu pis prends la sortie ouest. C'est à environ 5 coins de rue. »
Lui : « Ok, merci! »
Vous : (rire diabolique)

Vous dites un « jeune homme » pour parler d'un gars d'environ 25 ans.

On cesse de vous carter à la SAQ.
Vous posez vos trois bouteilles de vodka sur le comptoir.
Caissier : « Ça va faire 82,65 $. »
Vous : « Ben là, tu me demandes pas mes cartes? »
Caissier : « Débit ou crédit? »
Vous : « Mes cartes d'identité Chose bine! »
Caissier : « C'est clair que vous êtes assez vieille pour acheter de l'alcool... »
Vous : « Vieille? VIEILLE?????!!!!! Je veux voir ton boss. NOW! »


Vous décidez de ressortir votre walkman Sony jaune et les gens autour de vous d'exclament : « Wow! Full vintage! »


Vous commencez à traîner des Gaviscon dans votre sacoche ou vos poches de pantalon quand vous sortez dans un bar.


Vous vous exclamez à haute voix que Johnny Depp est le plus bel homme de la terre.
Jeune fille : « Qui ça? »
Vous : « Johnny Depp! Edward scissorhands, Ed Wood, What's eating Gilbert Grape... »
Jeune fille : « ... »
Vous : « Heu... Pirates des Caraïbes? »
Jeune fille : « Ah oui, le vieux dude avec la barbichette pis les dreads?! Ouach! Tu le trouves beau lui?! Robert Pattison est ben plus beau. »
Vous : « Qui ça? »
Jeune fille : « Le gars de Twilight c't'affaire! »
Vous : « ... »


Vous croisez un(e) hipster et reconnaissez les (vieux) vêtements que vous êtes allé porter au Village des valeurs.


Dans un groupe, vous êtes la seule personne à sortir un cahier et un crayon pour prendre des notes.


Vous vous faites ce type de réflexion en croisant des adolescentes l'hiver.
« Heille... le manteau détaché, pas de foulard, pas de mitaines, pas de tuque, en leggings à -22. FRAN-CHE-MENT. Elles ont pas de parents coudonc?! »


Vous croyez que MDR est une abréviation de MERDE.

Je vieillis MDR MERDE!

vendredi 27 janvier 2012

Il prend l'école au sérieux, lui

Comme tu le sais sans doute déjà (ou non), Petite pastèque est friande de nouvelles insolites. Je partage donc avec toi lecteur (un peu en retard, as always) cette histoire rocambolesque qui n'aurait jamais pu m'arriver à moi. Je vais également t'épargner un clic en retapant le titre de l'article, qui dit tout, ou presque : En retard pour l'école, il prend la voiture de son père. 

Ouaip. Mais pas en retard pour son cours de 10 h au cégep. Pas en retard au secondaire. En retard au primaire. Le garçon en question, âgé de 10 ans, avait raté l'autobus. Il a justifié son initiative par un coup de stress. 

Moi, à 10 ans, un mercredi matin.

Bruit de l'autobus qui me passe dans la face : vrrrrrroooouuuuummmm!!! (Bon, pas vraiment « dans la face » car sinon, je serais défigurée, on s'entend.) Je cours derrière le bus en criant comme une hystérique tandis que Yannick D. me fait bye-bye par la fenêtre d'en arrière en riant.
Moi : « Heille!!! Attendez-moi! Minute, attendez attendez att... »
Le bus s'éloigne. Je ralentis ma course folle, impuissante, vaincue.

Youpi! Wouhouhouhou!! Pas d'école!!!

Il ne me serait jamais venu à l'idée d'emprunter la voiture de ma mère. Même en sachant qu'Annie V. avait promis de m'échanger mes Roulés suisses contre son Mae West sur l'heure du dîner. Et puis de toute façon, ma mère partait travailler pendant que j'attendais l'autobus. How convenient. Inutile de dire que je l'ai *raté* quelques fois le satané bus, surtout vers la fin de l'année scolaire, quand le prof d'éducation physique décidait que le temps était venu de nous humilier en nous faisant jouer à la balle molle. (Et là, certains d'entre vous me demanderont : « Quoi? T'es lesbienne pis t'aimais pas la balle molle? » À quoi je répondrai : « NON ».)

Finalement, ça expliquerait peut-être pourquoi à 35 ans, je n'ai toujours pas pris mon permis de conduire. Ou non. Seul mon coiffeur psychiatre le sait.

mercredi 25 janvier 2012

Décodeur requis (suite)

Petite pastèque récidive, juste pour tes beaux yeux lecteurs. Voici donc d'autres exemples de dialogues dans lesquels j'ai inséré ce que les gens disent et ce qu'ils pensent vraiment.

À la maison
Votre enfant : « Pète et Répète s'en vont en bateau. Pète tombe à l'eau. Qui est-ce qui reste? »
Vous : « Répète. »
Votre enfant : « Hahahaha!!! Pète et Répète s'en vont en bateau. Pète tombe à l'eau. Qui est-ce qui reste? »
Vous : « Répète! »
Votre enfant : « Pète et Répète s'en vont en bateau. Pète tombe à l'eau. Qui est-ce qui reste? »
Vous pensez : Heille, on va tu jouer jusqu'à demain matin câlisse??!!!
Vous : « Répète... » (soupir)

Avec un conjoint qui couve une grippe
Conjoint : « Ah, j'vas être maaaalaaaade, je le sens. J'ai un chat dans' gorge... » (toussotements)
Vous pensez : Vraiment?! Ayoye, ouvre ta bouche vite! J'vais filmer avec mon iPhone pis on va mettre ça sur Youtube!
Vous : « Oooooonnn, pôôôôvre minou. Prends donc un peu de sirop là... »
Vous pensez : ...pis arrête de t'plaindre, NOW!


Au dépanneur
Vous : « Je rapporte mes bouteilles. »
Caissier : « Des bouteilles vides? »
Vous pensez : Non, pleines, innocent.
Vous : « Oui oui, vides. »
Il pense : Saoûlonne.

Avec la voisine d'à côté
Voisine : « Salut! J'te présente mon petit Cookie. »
Vous : « Ah... C'est quelle race de chien ça? »
Voisine : « C'est un caniche croisé avec un lhassa apso. »
Vous : « C'est lui que j'entends japper tôt le matin? »
Voisine : « Vouiii... Mais on lui pardonne tout hein? Il est tellement cute! Hein mon Cookikikie? »
Vous pensez : Si t'en avais deux pareils, j'me ferais des crimes de belles pantoufles.
Vous : « ... »

En appel conférence au bureau
Interlocuteur : « Je pense qu'on ferait mieux de changer le fond blanc pour du vert... puis pour la typo, j'aimerais mieux quelque chose de facile à lire, comme du Arial... »
Votre collègue : « Ok, on en prend note... Autre chose? »
Interlocuteur : « Grossir les logos puis ajouter une photo en haut, pour faire plus humain... Comme une maman avec des enfants par exemple. »
Votre collègue (à vous) : « Qu'est-ce que t'en penses? »
Vous pensez : On pourrait mettre une maman à dos de licorne avec un caniche-lhassa-apso embroché sur la corne... avec un fond vert lime, des étoiles roses pis tous les logos qui sortent du derrière de la lic...
Vous : « Oui oui, sans problème. »

mardi 24 janvier 2012

Un peu comme un suivi de post

Suite à la publication du post intitulé Le comeback le plus redouté, une lectrice a évoqué une marque de guenille que j'avais presque réussi à oublier. Et j'ai nommé :

Encore du spray net Ginette? Abus de spray tan Gaétanne!

Le pire, c'est que la mode pour les filles est pas mal revenue à ça. Ou presque. Je n'ai pas encore croisé de gars habillé en bel ensemble safari (à droite), mais j'imagine que je ne me tiens pas dans le bon quartier. Et pendant qu'on y est : des pantalons bouffants, ça fait un beau derrière à PERSONNE. Voilà, c'est dit.

En passant, savais-tu toi que le chanteur de Def Leppard avait été mannequin pour Au Coton? Troisième personne (en bleu) à partir de la gauche.

***

Vu dans les statistiques de ce blog aujourd'hui.


Je dois avouer que je suis très intriguée par les lego de fous. Est-ce ça que tu cherchais, amigo?

Lego de fous ou plutôt, un fou en Lego

Mais qui sait, peut-être notre chercheur désirait-il trouver des lego de fous pour bâtir un asile et y enfermer son hamster avec une culotte rose. Il faut de tout pour faire un monde, comme dirait l'autre.


jeudi 19 janvier 2012

Montréal, ville de cônes

Encore une année de cônes oranges, pouvait-on lire sur Cyberpresse ce matin. « Une année ». Laissez-moi rire. Wouahahahahaha!! (Voilà, c'est fait.) Évidemment, le journaliste s'est sans doute dit qu'il valait mieux écrire « une année » afin de pouvoir ressortir le même article à pareille date l'an prochain.

Hé bien pour ne pas citer Elvis Gratton, je dirai : « Ils l'ont l'affaire les D'Jaaaapanais. » Voici une photo de cônes oranges version japonaise.

Il est même écrit SORRY! Je crois rêver.

Est-ce qu'on a le goût de faire la baboune quand on voit ça? Oh que non! Moi j'aurais même envie d'en voler un pour le mettre dans ma chambre plate-bande.

J'en ai parlé au maire de Montréal parce que je me suis dit que Gérald, il aimerait ça les singes pis les petites grenouilles.

Moi : « Regardez Monsieur Tremblant, on pourrait remplacer tous les cônes oranges par des animaux qui font des sourires. »
Maire : « Ooooooooooooonnnnn... Hé que c'est beau! »
Moi : « Ce serait le fun hein Monsieur Trempé? On pourrait avoir des castors, des chiens-saucisses... ou encore des p'tites pouliches avec des vraies crinières que les gens pourraient coiffer quand ils sont pris dans le trafic.  »
Maire : « C'est fantastique. Ça coûterait combien tout ça? »
Moi : « Heu... Je sais pas trop. Peut-être... 25 000 $? »
Maire : « Parfait, vendu! On commence à remplacer les cônes maintenant. Je vais passer un coup de fil à **********. »

PLUS TARD

Moi : « Mr T., je suis un peu mal à l'aise parce que vous avez déjà commencé à remplacer les cônes pis j'viens de me rendre compte que je vous avais pas donné les bons chiffres. C'est pas 25 000 $ que ça va coûter tout ça. C'est 2,5 millions. »
Maire : « C'est quoi, tout ça? »
Moi : « Ben, les bébittes en plastique qui vont remplacer les cônes oranges là... »
Maire : « J'étais pas au courant. »
Moi : « Voyons donc! On s'est parlé avant-hier! »
Maire : « Jamais entendu parler d'ça. »
Moi : « Heille. Dring-dring!!! Je vous ai appelé pis j'suis venue vous rencontrer à votre bureau. »
Maire : « Vous vous appelez comment déjà? »
Moi : « Petite pastèque. »
Maire : « .... »
Moi : « Allô?? »
Clic.

Cibole.

Budget : 25 000 $
Attention, construction aaaaaaarrrggghhhhhh!!!

mercredi 18 janvier 2012

Décodeur requis

Aujourd'hui, Petite pastèque vous apprend à lire entre les lignes. Voici des exemples de dialogues dans lesquels j'ai intégré ce que les gens disent généralement et ce qu'ils pensent vraiment.

Au salon de coiffure
Coiffeur : « Pis, aimes-tu ça tes cheveux? »
Vous : « Heu, oui oui... »
Coiffeur : « Tu vas peut-être avoir un petit peu de misère à les placer au début, mais tu vas prendre le tour. Veux-tu garder une couette de tes cheveux longs en souvenir? »
Il pense : Je t'ai com-plè-te-ment scrappé la tête ma belle. Sorry!
Vous : « Bah, je garderais peut-être une p'tite couette de rien... »
Vous pensez : Ramasse-moi tout ça, cââââââliiiiiiisssssse!!!!!! J'm'en va m'acheter de la Crazy Glue RIGHT NOW!!!


À la maternité
Nouvelle maman : « J'te présente Pierre-Jules-Olivier, notre p'tit crapaud d'amour. »
Vous : « Oooooooonnnnn... »
Vous pensez : C'est vrai qu'il a l'air d'un crapaud hein?


En entrevue
Futur employeur : « Vous considérez-vous comme une personne ambitieuse? »
Vous : « Absolument, je suis extrêmement ambitieuse. »
Futur employeur : « Et ça se traduit comment, concrètement? »
Vous pensez : Ben, ambitious...
Vous : « ... »


Au travail
Collègue : « Hey! Je sors chercher des cafés. En veux-tu un? J'te l'paye. »
Vous : « Oui, youpidou! Tu vas où? »
Collègue : « Au Tim Horton. »
Vous pensez : TU ME NIAISES?! Une chance que c'est toé qui paye!
Vous : « Ah, ok... »


Après la représentation d'une pièce de théâtre amateur
L'ami comédien : « Pis, t'as trouvé ça comment? »
Vous : « Ouin, vous avez travaillé fort hein? »
Vous pensez : Péniiiiiiiiiiiible!!!


Lors d'une première date
L'autre : « Ah, moi mon ex-blonde là, bla bla bla bla bla bla... » (x 20 minutes)
Vous : « Ah oui ? Pauvre toi... »
Vous pensez : Tomates, roquette, citrons, persil, clémentines, spaghettini, oeufs, barres tendres, lait, jus d'orange, sacs de poubelle, kleenex, ampoules 60 watts...


Au restaurant, le jour de vos 40 ans
Vos amis : « SURPRISE!!!!! »
Vous : « Ah ben, ma bande de fous vous-autres! Ha ha ha! »
Vous pensez : Ma gang de tabarn***.



mardi 17 janvier 2012

Carré blanc sur fond blanc*

*Ce post n'a rien à voir avec Malevitch, le suprématisme ou l'histoire de l'art. Je voulais simplement piquer ta curiosité lecteur, et te faire croire que tu allais trouver sur ce blog du contenu susceptible d'alimenter tes conversations lors de ton prochain cocktail dînatoire. Ben non. C'est comme d'habitude.

Mais bon, il y a quand même un lien (aussi mince soit-il) entre le titre de ce post et le post en lui-même.


Carré Chat blanc sur fond blanc

En recueillant Monsieur Minoune au mois d'août, Concubine et moi n'avions pas songé au fait que l'hiver serait problématique. Pour un chat (presque tout) blanc, l'hiver est la saison de tous les dangers. Il court le risque de se faire ramasser par le gros camion de déneigement (à Sherbrooke quand j'étais petite, on disait « la charrue »), le petit camion à chenilles qui déblaie les trottoirs et dont le conducteur est parfois en état d'ébriété**, ou de finir écrapouti sous les roues d'une voiture. Bref, lorsque Monsieur Minoune met le pied dehors les jours de tempête avec son beau pelage « camouflage de Sibérie », nous sommes toujours un tantinet stressées. C'est pourquoi le matin, lorsque Monsieur M. sort courir la galipote pendant une heure, Concubine et moi allons faire des folles de nous-mêmes sur le pas de la porte d'entrée. Chaussée de pantoufles en minou (j'ai bien dit minou et non Minoune), d'un beau pantalon de gym noir avec des stripes argent sur le côté et d'un chic coton ouaté qui me sert de pseudo-pyjama par temps froids, j'ouvre la porte et j'appelle ze Monsieur. Le problème, c'est que puisque son nom ne le fait pas réagir (il nous punit sans doute de l'avoir baptisé ainsi) je dois faire des bruits de becs pour le faire sortir de sa cachette.
Moi : « Minoune! Minouuuuuune! » (smootch smootch smootch, bruits de becs sonores).
Ai-je déjà dit que de nombreuses familles vivent sur ma rue? Les mères qui marchent en compagnie de leurs jeunes enfants me regardent un peu de travers, il va sans dire. Heureusement que nous ne l'avons pas appelé « Beauté », car là, j'aurais l'air d'une évadée d'asile qui cruise tout ce qui passe. 
Moi : « Beauté! Viens ici mon minou! » (smootch smootch smootch x10)
Passante : « Heille, on est pas sur Sainte-Catherine icitte Chose bine! »
Moi : « Non non, j'appelle mon chat! »
Passante : « Yeah right, crisse de folle. »
La morale de cette histoire? Il ne faut pas avoir trop d'orgueil quand on adopte un chat qui se fond dans le paysage.

**Histoire vraie : une amie s'est déjà fait arracher un miroir d'auto par un chauffeur de gratte qui avait un p'tit coup dans le nez.

***

Dans mon post précédent, j'avais dit que je ferais une danse dans mon salon si Meryl Streep l'emportait pour « meilleure actrice in a drama ». 

Pour le plaisir de tes yeux, voici ma danse.

Tu m'imaginais plus grande, n'est-ce pas?