lundi 5 mars 2012

Dommage...

Lu dans La Presse ce week-end. Une Montréalaise a écrit à la Reine pour demander le congédiement de Stephen Harper. Rien de moins. La réponse envoyée par la correspondante officielle d'Elizabeth II laisse entendre que sa Majesté aurait pris connaissance de la missive de 6 pages. Si mon résumé ne satisfait pas ta curiosité, tu peux lire l'article ici.

Malheureusement, ze Queen n'a apparemment pas l'intention de congédier Stephen Harper, comme en témoigne la retranscription d'une conversation téléphonique obtenue par l'un de mes informateurs.

« Ça m'a tout l'air qu'on est pognés avec Steven Whopper P'tite métèque. 10/4. »

Retranscription top secrète - mission #82630

La Reine : « Stephen, j'ai reçu une complaint letter vous concernant. »
Stephen H. : « Quoi?! Mais qui a envoyé un lettre de complainte? Je faite une excellente Prrrremière Ministre. »
La Reine : « C'est une dame de Montréal qui l'a écrite. »
Stephen H. : « Ben voyons mon Queen. On s'en foute d'une complainte vénant du Québec. »
La Reine : « Elle demande votre congédiement. »
Stephen H. : « Avec toute la respecte que je vous dois sa Majestic, qui d'autre que moi aurait mise votre belle portraite dans les ambossades canadiennes? »
La Reine : « ... »
Stephen H. : « Qui d'autre que moi vous paye une bonne café chez Tim Horton quand vous venez dans les Canada? »
La Reine : « ... »
Stephen H. : « Vous allez pas me renvoyer pour une pétit lettre de rien du tout. »
La Reine : « Ramenez la soupe dans un bol en pain chez Tim et on n'en parle plus. »
Stephen H. : « Consider it done mon Renne. »

vendredi 2 mars 2012

Mars : comment s'en sortir

Février est terminé, youpi! Nous voilà donc au mois de mars, les pieds dans la belle neige blanche de Noël. Et dire que j'ai été assez innocente optimiste pour croire en rentrant de voyage que le printemps était arrivé. Mais, comme dirait (ou plutôt chanterait) Céline : Ce n'était qu'un rêêêêêêveeeeeeuuh!!! C'est pourquoi suite à mon très pertinent billet Février : comment s'en sortir, j'ai cru bon te donner quelques trucs et conseils pour passer à travers le mois de mars.

Acheter des sandales neuves
Oui oui, tu as bien lu. Achète des sandales « belles et très inconfortables », une combinaison facile à trouver dans le merveilleux monde de la chaussure. Je te conseille des sandales en vinyle-qui-ne-s'assoupliera-jamais avec des talons d'une hauteur démesurée. Une fois arrivée chez toi, chausse tes sandales de princesse et porte-les toute la soirée ou jusqu'à ce que tes orteils saignent. En passant Homme, ce conseil s'adresse aussi à toi. Surtout à toi. Lorsque tu enfileras tes bottes d'hiver le lendemain, tu auras l'impression de chausser des pantoufles. Et tu te diras que finalement, tu es bien avec tes bottes en minou. Tu iras peut-être même jusqu'à dire «Vive l'hiver ». Promis, juré pis un p'tit peu craché.

Manger du...
En février, je te conseillais des agrumes. Ce mois-ci, tu peux te rabattre sur « l'autre » vitamine C : la vitamine Chocolat. Il existe d'ailleurs une friandise toute désignée pour le mois de mars. Et j'ai nommé bien sûr la barre Mars. D'ailleurs, si je me rappelle bien, la pub disait : « Une barre Mars par jour, au travail, au repos et dans les loisirs. » Ai-je besoin d'en dire plus? Cours au dépanneur, vite! (Si tu as suivi le conseil précédent, marche lentement pour que tes ampoules n'éclatent pas toutes en même temps.)

Te réveiller au son des oiseaux
Ah, les joyeux pépiements des oiseaux. Quoi de plus printanier? Achète des pinsons, des perruches ou un canari et place la cage dans ta chambre à coucher tout près de ton lit. Tu seras réveillé à tous les matins dès l'aube par les pit-pit-pit-chip-chip-chip de tes nouveaux compagnons. N'est-ce pas merveilleux? Et puisque tu seras debout dès 4 h 30, tu pourras en profiter pour aller t'entraîner au gym. Deux pierres d'un coup. On aime!

Regarder le canal Évasion
Je ne te parle pas de regarder une seule émission en faisant ton repassage. Voyons! Qui repasse de nos jours? Je te parle de t'asseoir devant ta télé pendant au moins 8 heures, non stop. Assure-toi que les rideaux sont fermés et que ton téléphone est débranché (ha ha, « téléphone débranché », how retro!) Ensuite, installe-toi confortablement comme ceci :

« Aaaaah, la Guadeloupe... »

Faire du camping
Joins-toi à un groupe d'amoureux du plein air qui campent à l'année. Eux, ils sauront comment te faire apprécier la neige. (Ben non, c'est une blague. Fais pas ça!)

Bon courage les amigos. Nous vaincrons!

jeudi 1 mars 2012

Petite histoire d'humiliation

En faisant du zapping hier, Concubine et moi sommes tombées sur une émission au titre évocateur : Sexe insolite. Je m'attendais à ce qu'on nous présente des partouzes costumées filmées avec une caméra cachée dans des grosses cabanes de riches, un peu comme dans Eyes wide shut. Ou des entrevues réalisées dans un club échangiste miteux avec des gros bedonnants moustachus dont la voix aurait été modifiée par ordinateur, comme dans un sketch de François Pérusse. (Ha ha! J'ai d'abord écrit François Perruche!) Mais finalement, non. L'émission traitait plutôt d'anomalies des organes génitaux. Quelle belle façon de terminer une soirée! N'empêche, cela m'a fait penser à un fait vécu (par moi-même) en secondaire I.

Un jour, dans le cours de FPS (traduction pour les étudiants de la réforme : Formation personnelle et sociale) le prof nous a remis un quiz. Sur la première page, un dessin du système reproducteur féminin. Sur la seconde, le système reproducteur masculin. Des flèches pointaient aux différentes parties que nous devions identifier. Facile, vous me direz. Ben, pas en secondaire I. Pas pour moi. Après ce qui m'a semblé une éternité, j'ai relu mes réponses pour me rendre compte qu'il m'en manquait une. Du côté du garçon. J'ai eu beau réfléchir, en vain. Blanc total. Je me suis donc risquée à aller voir Jacques G., mon prof qui, j'allais l'apprendre assez tôt, n'était pas subtil pour cinq cennes.
Moi : « Heu... C'est parce que je me rappelle plus c'est quoi ça... »
Prof : « Ben là... »
Moi : « ... »
Prof : « Ça commence par S. »
Moi (en chuchotant presque) : « Heu... le sac? »
Heureusement, mon prof a cru entendre la bonne réponse. Malheureusement, il s'est senti obligé de la répéter en criant, sur le même ton que s'il m'avait répondu Bravo la nounoune! Comme si d'avoir momentanément oublié ce mot représentait une atteinte à la virilité de tous les hommes de la terre.
Prof : « C'est ça! Le scrotum!!! »
Et les quelques gars assis en avant d'éclater de rire tandis que je regagnais ma place en rougissant.

Humiliation je vous dis.

J'imagine que cette anecdote me vaudra de jolies trouvailles dans les mots-clé de recherche des statistiques de ce blog. Après « caca pour rire » et « Mélanie la pute de Montréal », je me demande bien ce que je vais trouver. À suivre.

mercredi 29 février 2012

As-tu mis de l'argent dans tes REER?

Non, j'ai mis des bijoux, du fromage et ma bicyclette.

Vite vite vite! C'est la dernière journée pour mettre de l'argent dans tes REER lecteur. D'ailleurs, REER en anglais se prononce RIRE (pour : « le gouvernement va bien rire quand tu vas les retirer plus tard. ») Pour ma part, j'ai décidé de faire ça par internet, suite à ma faaaabuleuse expérience à la banque l'an dernier.

Conseillère : « Bonjour, madame Lehouillier? »
Moi : « Heu oui... mais j'ai rendez-vous avec Sophie Machin-Chouette... »
Conseillère : « Elle est en congé pour une période indéterminée. »
Moi : « Ah bon... »
Je suis la conseillère dans le garde-robe qui lui sert de bureau. Elle me fait signe de m'asseoir et commence à pitonner sur son clavier.
Conseillère : « Excusez-moi, ce sera pas long, mon ordinateur est gelé. »
Je jette un coup d'oeil à l'ordinateur en question : une vieille réguine pout-pout qui a l'air de fonctionner en mode DOS. Je suis surprise que son téléphone ne soit pas une canne de bines vide avec une ficelle.
Moi : « Ah, ok... »
Silence.
Conseillère : « Vous avez un beau collier. »
Moi : « Merci. »
Et nous voilà pognées pour faire du small talk en attendant que l'ordinateur dégèle. Les 15 plus longues minutes de ma vie journée. C'est vraiment rassurant de savoir que son PC vintage risque de crasher pendant qu'elle effectuera ma transaction. Je comprends maintenant pourquoi les personnes âgées gardent leur argent sous leur matelas ou dans une cachette secrète, genre boîte à biscuits. En fait, en cet instant, je me sens moi-même comme une personne âgée.
Conseillère : « Bon... Parfait, j'ai accès au système. »
Wow, pas déjà?!
Moi : « ... »
Et la conseillère de me ressortir son beau questionnaire de profil d'investisseur que j'ai rempli il y a moins d'un an avec l'autre conseillère.
Tu me niaises Chose bine?!
Nous passons donc 15 minutes à le remplir et évidemment, j'obtiens le même résultat qu'il y a 9 mois. Puisque je suis sur place, j'en profite pour poser quelques questions (car je dois préciser que mes connaissances en matière d'argent et d'investissement sont nulles. Ça doit bien faire 3 fois qu'on m'explique comment fonctionne le RAP. Je comprends sur le coup, puis j'oublie.) La conseillère écoute patiemment mes questions pour y répondre par un « je ne sais pas » ou « il faudrait demander à un comptable » ou « à la banque, on ne peut pas vous dire ça ». Finalement, c'est peut-être de ma faute si Sophie-mon-ancienne-conseillère est en congé pour une période indéterminée. Je l'ai probablement épuisée avec mes questions à développement infini. Bref, cette conseillère-ci a décidé de ne pas se casser la tête. C'est déjà assez compliqué d'entrer toutes les informations dans son ordinateur qui fait des criches-crouches-crouches...

J'ai donc passé une heure dans le bureau de la conseillère pour apprendre que son chien s'appelle Fripouille, que sa fille (la fille de la conseillère et non la fille du chien) prend des cours de violon et que la banque ne passera pas de PC à Mac parce que ça coûterait trop cher. Fascinant! Ah, et j'ai aussi augmenté le montant de ma cotisation.

Voilà pourquoi j'ai fait ça sur internet cette année. Parce que les conseillers de la banque ne sont pas là pour conseiller, justement.

« Demandez à un comptable. »

mardi 28 février 2012

Le mouchoir, cette invention méconnue

En rentrant du travail l'autre jour, Concubine m'a fait cette révélation peu ragoûtante.
Concubine : « J'ai des élèves qui se décrottent le nez. »
Moi : « Ah ouin? »
Concubine : « C'est dégoûtant... Ça m'écoeure, tu peux pas savoir. Je sais plus où regarder. »
Tu me diras sans doute lecteur que vers l'âge de 6 ans tu as déjà, toi aussi, plongé un petit doigt dans ton nez pour ensuite coller tes trouvailles sous ton pupitre, entre les chiques de gomme Bazooka. Mais le hic, c'est que Concubine n'est pas prof au primaire. Elle enseigne au cégep.
Moi : « Ils doivent le faire machinalement. Je suis sûre qu'ils s'en rendent même pas compte... »
Toujours selon Concubine, le décrottage de ses étudiants tient plus de la fouille archéologique que du simple « ça me pique dans l'nez ». Dégoûtant, en effet. Ça doit faire un bel écran d'iPhone ça!

Manifestement, cette habitude est plus répandue que je le croyais. En tant que non-conductrice (et donc éternelle passagère), j'ai souvent le loisir d'observer, lorsque le feu passe au rouge, les conducteurs se trouvant dans la voie de droite. Combien de fois ai-je vu quelqu'un (un homme, le plus souvent) en train de récurer ses cavités nasales avec son index, l'air concentré, le regard fixe, comme s'il était en train d'essayer de calculer mentalement son retour d'impôt.

« 147,33 $ au provincial, 62,51 $ au fédéral. »

Je souhaite toujours secrètement que l'index dudit conducteur reste pris dans son nez afin que je puisse filmer la scène avec mon téléphone. Ça me permettrait ensuite de faire l'intéressante dans les cocktails dînatoires et autres sorties mondaines. Malheureusement (pour moi), c'est un incident qui se produit rarement. Mais bon... je reste aux aguets. 

Watch out.


vendredi 24 février 2012

Comment je suis devenue lesbienne

Je me remémorais récemment avec Maman pastèque les beaux joujoux de mon enfance. Nous nous sommes mises à faire l'inventaire de mes poupées. Car oui, avant de m'intéresser aux G.I. Joe et de porter une casquette blanche de pépère avec un snap en avant et un imprimé rouge Suis-je un démon?, j'ai joué avec des poupées. J'ai eu le beau bébé blond en jaquette bleu poudre auquel j'ai fini par couper les cheveux comme Aurore l'enfant martyre. Il y a eu la petite poupée épeurante qui, si je me rappelle bien, appartenait à ma plus jeune tante qui était à peine plus âgée que moi. Elle aurait dû me remercier au lieu de brailler, car j'ai dû lui épargner bien des cauchemars en lui volant creepy baby. J'ai aussi eu une Fraisinette grand format qui sentait bon la fraise artificielle. Quelques années plus tard, pour Noël, j'ai reçu Bébé patine. Bébé patine venait chaussée d'une paire de patins à roulettes. Il suffisait de remonter le mécanisme deux tours de trop pour que ses petites jambes s'emballent et qu'elle tombe face première sur l'asphalte. Mes amies et moi l'avons souvent crinqué au boutte' juste pour le plaisir de voir Bébé patine partir comme une folle pour planter trois secondes plus tard. Nous en retirions presque le même plaisir que s'il s'était agi d'une petite fille en chair et en os.

Mais je crois que l'une de mes poupées favorites fut sans contredit La poupée qui donne des becs.

C'est la version années 50. J'ai eu celle des années 80.

La poupée qui donne des becs donnait (vous l'aurez deviné) des becs. Il suffisait de coller la bouche de la poupée sur sa joue et de peser sur son ventre pour que retentisse un smac sonore. Inutile de dire qu'on s'est beaucoup bécottées elle et moi. (Vous me direz sans doute que c'est effectivement inutile de le mentionner et que ça fait vraiment weirdo.) Je me souviens que je la traitais comme une amie et que je lui piquais parfois une jasette dans ma cabane en couvertes. (Je ne devrais peut-être pas dire ça non plus.) Bref, c'est en parlant de ma poupée préférée avec Maman pastèque que j'en suis venue à cette conclusion.

C'est pas la faute à la coiffeuse. Ce n'est pas à cause des G.I. Joe. Ni parce que j'ai passé trop de temps avec mon cousin à attraper des grenouilles dans le renvoi d'égoût qu'on appelait « le p'tit ruisseau ».

La poupée qui donne des becs = la poupée qui rend gay.

Mystère résolu.

jeudi 23 février 2012

Le monsieur était pas content

Ce post n'a rien à voir avec Jean Barbe. Il concerne plutôt un monsieur à moustaches (Oh, jeu de mots! Bruits de cymbales, applaudissements, rires en canne.) Et j'ai nommé : Monsieur Minoune.

Aux dires de Concubine, Monsieur Minoune a quasiment fait une dépression en mon absence. Il est passé de la colère, à l'anxiété, à la déprime, tout ça en une seule petite semaine. Concubine a même qualifié Monsieur Minoune de « boule d'émotions », ce qui m'a rappelé le titre d'une chanson d'Éric Lapointe qui n'existe pas mais qui pourrait. La preuve qu'il a un peu pété une coche, il a ramené une belle petite souris (ou peut-être s'agissait-il de l'un de mes deux rats?) morte. Je sais que c'est sensé être un cadeau, mais nous croyons plutôt qu'il s'est servi de ladite bestiole pour poser la question qui le turlupinait : « Est-il arrivé la même chose à Petite pastèque? » (Il aurait fallu un crime de gros chat pour que je subisse le même sort. Quoique je suis allée dans une forêt mexicaine ou paraît-il, on trouve des panthères.) Heureusement que Concubine possède une compréhension poussée de la psychologie animale. Elle a installé un miroir dans le royaume de Monsieur M. (ce royaume étant la cave) pour qu'il se sente moins seul. Cela nous a permis de découvrir qu'il est incroyablement narcissique. Depuis, je m'attends toujours à le retrouver couché sur le dos avec un masque désincrustant aux algues et des tranches de concombre sur les yeux. Bref. Sauvez un chat d'une mort certaine et il vous en sera éternellement reconnaissant, au point de babouner (pour ne pas dire pleurer) en votre absence et d'élaborer des plans afin de vous empêcher de repartir. Car oui, je sens que quelque chose se trame.

« Un autre voyage en vue? Penses-y même pas. Tu restes icitte j'ai dit. »

Ouin. Il se trame des affaires...