mercredi 23 janvier 2013

Ce n'est pas la Sibérie (ni Oymyakon)

En commençant ta lecture, tu te diras sûrement : « Oooooonnnn, un post sur la vague de froid. Comme c'est original ». Sorry! Mais puisque je marche pour aller travailler, je trouve que c'est un sujet digne d'intérêt (c'est-à-dire qui m'intéresse moi).

Quand je suis sortie de chez nous ce matin, j'ai regretté le temps où ma mère me faisait mettre une salopette, une tuque et un capuchon, puis qu'elle m'enroulait un foulard (ou une crémone, pour reprendre l'expression de ma grand-mère) tout autour de la tête de sorte à ce que j'aie l'air du petit Randy dans A Christmas Story.

Habillé comme ça, pas question de te pencher pour ramasser un 25 cenne.

Je suis donc partie en pensant que j'allais geler raide et en songeant que j'aurais peut-être dû mettre Monsieur Minoune autour de mon cou comme une crémone (ou sur ma tête comme un chatpeau, pour faire un mauvais jeu de mots auquel même Guy Mongrain n'aurait probablement jamais pensé.) Quand arrivée au coin de ma rue, j'ai senti que mes poils de nez devenaient crunchy à cause du froid, je me suis dit que je pourrais peut-être me payer le gros luxe de prendre l'autobus. Ce que j'ai fait.

Mais saviez-vous qu'il y a quelque part un groupe d'irréductibles Russes qui nous trouveraient pas mal feufis s'ils nous entendaient nous plaindre de notre -30 et des poussières? Concubine m'a envoyé un court (mais oh combien fascinant!) article sur le village d'Oymyakon en Russie, le village le plus frette au monde. La température moyenne en hiver est de -50 C et peut atteindre -71.2 C. Et ai-je mentionné que les toilettes sont souvent dehors? (J'imagine Homme que tu te demandes déjà si ton pipi gèlerait instantanément en sortant de ta zoune. Pour le savoir, tu devras te rendre au fin fond de la Russie mon ami!) Bref, s'ils étaient à Montréal, les habitants d'Oymyakon seraient probablement en gougounes en train de boire une sangria sur une terrasse.

Alors les amigos, qui m'accompagne à la piscine à vagues ce soir?

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