mercredi 26 septembre 2012

C'est trop (de choix)

Aujourd'hui, j'ai profité de l'heure du lunch pour sortir m'acheter :
1) un morceau de gâteau au chocolat (un seul mot : PMS. On se comprend lectrice)
2) une brosse à dents (parce que j'ai de la suite dans les idées)

En regardant l'immense rack de brosses à dents à la pharmacie, j'ai songé au temps où les gens se lavaient les dents avec la même brosse que celle qui servait à brosser la crinière des chevaux. Nous sommes passés d'une seule brosse pour tout à 98 brosses pour une affaire. Il m'a donc fallu au moins 10 minutes pour étudier toutes les possibilités qui s'offraient à ma petite bouche de princesse. J'ai failli acheter la brosse à soies vibrantes en me disant que ça ferait de la belle petite conversation dans les cocktails.

Interlocuteur : « Moi je me brosse les dents avec une Sensodyne extra souple. Toi? »
Moi : « Heu, avec une brosse à soies vibrantes. »
Interlocuteur : « Tu veux dire une brosse électrique? »
Moi : « Non non. »
Interlocuteur : « Une brosse à batteries? »
Moi : « Non non. Une brosse à soies vibrantes. »
Interlocuteur : « Ah. Jamais entendu parler d'ça. Tu l'as achetée à la pharmacie? »
Moi : « Non, au sex shop. »
Silence.
Interlocuteur : « Ah, j'pense que j'viens de voir passer le plateau de p'tites saucisses au Cheez Whiz à la truffe... »

J'ai aussi vu de drôles de petites brosses faites pour atteindre les endroits quasi inaccessibles (genre, le côlon et le gros intestin). On aurait dit des brosses en cure-pipe, vous savez, les petites tiges flexibles en minou synthétique qu'on utilisait pour faire des bricolages en maternelle.


D'ailleurs, en cherchant « cure-pipe » dans Google images, je suis tombée sur cette photo.


On dirait la version florale de la coiffure de la Princesse Leia dans Star Wars. Totalement hipster. On aime!

Mais bon, revenons au sujet qui nous intéresse pas vraiment, les brosses à dents. J'ai finalement opté pour une Oral-B dents sensibles rose (pas pour « dents sensibles roses », c'est la brosse qui est rose on s'entend) pour ensuite me pencher sur le choix d'une soie dentaire. Encore là, même problème que pour les brosses. Fil soyeux, fil ciré, non ciré, 50 % plus fin, à la menthe, à la menthe glacée, sans saveur. Manquait juste le fil de fer, fil barbelé, fil électrique, etc. Ce serait vraiment plus simple de juste m'arracher un cheveu pis de me le passer entre les dents, comme dans l'temps. (J'imagine l'expression d'horreur de Concubine quand elle va lire cette dernière phrase; inside joke, désolée lecteur)

Bref, trop de choix, c'est comme pas assez. Pensez-y. (Si vous n'avez rien de mieux à faire, bien sûr.)

vendredi 21 septembre 2012

Fourre-tout

J'ai intitulé ce post « Fourre-tout » pour deux raisons :
1) Parce que c'est un ramassis de n'importe quoi
2) Parce que je sens que je vais trouver des perles dans les mots-clés de recherche de la section statistiques de ce blogue dans quelques jours

Ma mère m'a demandé la semaine dernière ce que je voulais pour Noël. « Aaaarrrrrghhh, Noël???!!! Je veux des anti-dépresseurs cibole! »
Bon, je n'ai pas *exactement* dit ça et je pense que ma mère niaisait (un peu, pas tout à fait). Mais bref, je lui ai dit qu'on laisserait passer l'été des indiens et l'Halloween avant de commencer à penser à Noël (donc à l'hiver, aux bottes, au manteau, au foulard, au -30, aux trottoirs gelés, au verglas, à notre fournaise qui va peut-être péter pour la énième fois, etc, etc...) Finalement Mère, si tu lis ceci, je veux des anti-dépresseurs dans mon bas de N***.


***

Je ne crois pas avoir déjà parlé sur ce blogue du gros raton-laveur qui vit à côté de chez nous. Il y a quelques semaines, en ouvrant la porte à 6 h du matin, je l'ai aperçu qui marchait sur le trottoir. Quand il m'a vue, il s'est arrêté devant la clôture et il a esquissé un mouvement dans ma direction. Je pense que j'ai refermé la porte plus vite que s'il s'était agi d'un cambrioleur avec un gun. C'est qu'il est quand même impressionnant, le raton. Je commence d'ailleurs à penser que c'est peut-être lui qui a piétiné notre jardin cet été, et non la bête allemande/husky de Concubine. J'ai donc demandé à my best friend forever de faire la lumière là-dessus.

« J'm'en occupe P'tite Pagette. 10/4 »

Moi : « Pis monsieur Poirier, avez-vous des informations? »
Claude P. « Le Gratton, connu des policiers sous le nom de Vincent Raton, a élu domicile sur le p'tit toit vert ondulé au dessus de la galerie de vos voisins de gauche. Il fait partie d'un gang de rue qui a pris le contrôle des poubelles entre les rues Tête à Papineau et Chambord. »
Moi : « Autre chose? »
Claude P. « Le dividu de race grise et noire et d'âge approximatif a été vu pour la dernière fois le 2 septembre en train de manger les croquettes de Monsieur Guidoune. »
Moi : « Minoune. Monsieur Minoune. »
Claude P. « Les policiers sont toujours à sa recherche. »
Moi : « Pis mon jardin? »
Claude P. « Vot' jardin était le territoire d'un gang rival, Les Cureuils, mais le Gratton a réussi à prendre leur place. »
Moi : « C'est lui qui a mangé le basilic, les piments pis qui a cassé le haricot magique? »
Claude P. « Selon mes sources, oui. »
Moi : « C'est qui vos sources au juste? »


Moi : « Ah ouin... »

Heille, quand le Négociateur lui-même est infiltré par le crime organisé, ça va mal 'à shop.

***


J'ai écrit (pas si récemment) un post où je racontais ma lutte à finir avec le café. En fait, j'étais pas mal certaine que ça allait se terminer d'même.



Ben non, même pas! J'ai juste un petit filet de bave qui coule d'un côté de ma bouche quand je passe devant mon café préféré. Sinon, numéro uno! Je bois du thé 3 fois par jour et j'ai commencé à me tricoter un beau poncho. How wonderful! (dit avec un accent britannique d'Angleterre, et non de Colombie-Britannique)

Bon, adios muchachos, c'est mon tea time.



vendredi 14 septembre 2012

Ça y est!

Chose dite, chose faite : Monsieur Minoune a maintenant son propre blogue! Tu n'entendras plus parler de lui icitte. Promis, juré, pis un p'tit peu craché.

Alors fais-toi plaisir cat lady (ou cat man) et clique ici pour suivre les aventures pas très rocambolesques du plus beau chat-vache de la ville terre. Meuh-meuh, miaou miaou.

« Heille Minoune, tu vas devenir une star du web! Es-tu content? »

« Je crois rêver. »



mardi 28 août 2012

J'arrête

J'ai pris la décision d'arrêter le café. Pas parce que j'en bois des tonnes (un café par jour) mais parce que je bois uniquement du café latte. Un verre de lait par jour c'est bien, mais zéro c'est mieux à partir d'un certain âge. Alors beubye mon bon latte crémeux (entendez-vous tourner le fer dans la plaie?) avec un coeur dessiné dans la mousse... Je me suis acheté du thé hier soir en prévision d'une éventuelle crise de démence (un de mes deux thés porte d'ailleurs le nom très révélateur de Mangue démente). J'ai donc décidé de commencer ma journée avec le Pu'erh à l'orange sanguine bio. J'ai ensuite établi la liste des points positifs et négatifs de ma (toute nouvelle) conversion au thé.

Points positifs :
1) Un café latte du Flocon : 4 $ + 1 $ de pourboire = 5 $/jour = 25 $/semaine = 100 $/mois. Le thé n'est pas gratis (surtout pas chez David's Tea) mais je sais déjà que je vais réaliser des économies substantielles qui me permettront d'investir des sommes plus importantes dans mon *boire du soir*.
2) Le Pu'erh contient pas mal de caféïne, visiblement assez pour que je ne m'endorme pas sur mon bureau.
3) Je n'ai jamais entendu un buveur de thé se faire dire : « Heille, méchante haleine de thé! »

Points négatifs :
1) Je me suis ébouillanté : les orteils (en échappant quelques gouttes de l'eau destinée à mon thé), la bouche, la gorge et l'oesophage.
2) Le thé, c'est de l'eau avec une saveur dedans. Ce n'est donc absolument pas crémeux comme un bon café latte fait avec du lait 3,25 % aaaaaarrrghhhhhhhmmmennnoooouuuuuummmmm...
3) J'aime acheter mon café en partie parce que j'adore me faire servir. J'ai donc fait mon thé ce matin en me disant que j'étais désormais ma propre esclave.
4) Comme je suis ma propre esclave, je dois remplir ma maudite boule à thé sans renverser mon thé de luxe partout sur le comptoir. Mission non-réussie. Là, la boule à thé (pleine) est en train de sécher dans une soucoupe sur mon bureau et je me dis que je vais peut-être laisser les gens du ménage la sacrer à' poubelle, comme ils l'ont fait avec ma pêche et ma bouteille d'eau.
5) Je ne peux plus inviter personne à prendre un café. « Allô mon ami Chose Bine, on va tu prendre un thé? » Booooooooring...

Bien sûr, je ne pouvais terminer ce post sans un photo-roman de circonstance.

« Un caaaaaaafé s'il vous plaît mon Dieu Satan... »

Satan : « Heille, psssst, psssst! J'en ai un café pour toi si t'en veux. »

« Ah ouin?! »

Satan : « J'suis passé chez Tim Horton tantôt... »

« Tim Horton! Ha ha ha ha haaaaaa!!! Un café Tiiiiim!!!
J'vas t'prendre un thé Pu'erh à place, man. »

mercredi 22 août 2012

Donne-moi ta bouche (et ta dent de sagesse)

Ma clinique dentaire appelle souvent chez nous ces temps-ci. Leur dernière trouvaille pour ma bouche de princesse est une plaque occlusale à porter la nuit. Je pense qu'ils sont ben énervés depuis qu'ils ont appris que mon assurance remboursera 300 $ (sur 400 $) du coût de la plaque. Youpidou!  « Prends rendez-vous avec nous fille pour qu'on te prenne une empreinte dentaire et qu'on fasse ta plaque custom. Voudrais-tu un imprimé de Miss Kitty dessus? » Lors de ma dernière visite, mon dentiste m'a proposé (en plus de la plaque occlusale) de m'enlever une dent de sagesse qui est un peu dure à nettoyer. J'ai refusé, comme je le fais systématiquement à chaque fois qu'il m'offre de l'enlever. D'ailleurs, le dentiste et l'hygiéniste ont toujours un peu l'air de rire de moi quand je refuse de me la faire arracher, en prétextant la douleur atroce qui suivra l'extraction.
Dentiste : « C'est rien maintenant enlever une dent de sagesse. Ça fera pas mal. »
Il en parle comme s'il s'agissait seulement de m'arracher un poil de nez. C'est rien. C'est sans douleur. A walk in the park. Pourtant, ça peut être douloureux une marche dans le parc, man. Une marche solitaire au milieu de la nuit dans le Parc Safari, par exemple.
La dernière fois, mon dentiste m'a dit en souriant : « On va finir par vous convaincre de l'enlever. »
Moi : « Han! Nenon, pas de danger. Je vais faire enlever ma dent de sagesse quand les poules auront des dents (de sagesse). »

J'ai déjà assisté à l'accouchement d'une vache dont le petit veau se présentait par le siège je crois, ou dans une position Cirque du soleil qui ne permettait pas à la mère d'accoucher naturellement. Les fermiers ont dû attacher une partie du corps du petit veau à une chaîne pour ensuite pouvoir le tirer hors de la vache. Ben quand mon ancien dentiste a arraché ma dent de sagesse, il a tiré plus fort sur ma dent que les fermiers sur le petit veau. Ça vous donne une idée. Et il a utilisé des pinces identiques à celles que j'ai utilisées dernièrement pour resserrer un washer en-dessous d'un meuble IKEA. J'ignorais alors que le plaisir ne faisait que commencer. Je vous épargne (ou non) le bout où en sortant du wagon à la station de métro Jean-Talon, j'ai dû enfoncer mes doigts dans ma yeule gelée raide pour enlever les cotons imbibés de sang qui me donnaient mal au coeur. Parce que bien sûr, il ne me serait jamais venu à l'idée de rentrer chez moi en taxi. Quand tu es masochiste comme moi (et célibataire, comme moi à l'époque), tu vas chercher ta prescription toute seule comme une grande tout de suite en sortant de chez le dentiste (Moi : « Aw woudait ma peskiptiiion séwéplé... » Pharmacienne : « What?? » Moi : « Peskiption anti-dou'eeurs tabaaanak!! ») puis tu prends le métro sur la ligne bleue dans Côte-des-Neiges et tu transfères sur la ligne orange, puis tu prends l'autobus jusqu'à la maison où PERSONNE ne t'attend. Lorsque ma bouche a finalement dégelé au milieu de la nuit, je me suis mise à geindre dans mon lit (comme le petit veau suite à l'accouchement hardcore).

Alors quand mon dentiste me jure que l'extraction de ma dent de sagesse serait un pet (bon, il n'a jamais dit ça, mais j'attends cette analogie d'un rendez-vous à l'autre), je me remémore les grosses pinces et le petit veau ensanglanté. L'expression « mentir comme un arracheur de dents » n'existe pas pour rien lecteur. Beware.


mercredi 15 août 2012

Aloha!

Long time no see blogue!

Hé non, je n'ai pas été enlevée par des extra-terrestres. Si je voulais être parfaitement honnête (et à bien y penser, je n'y tiens pas tant que ça), je changerais le nom de ce blogue pour Petite paresseuse. Que veux-tu lecteur, c'est l'été, et l'été « c'est fait pour jouer » (Si tu reconnais les paroles de cette chanson, cligne des yeux deux fois).

Mais voilà, nous sommes à la mi-août (miaou mon minou!) et je commence déjà à ressentir une légère déprime « fin d'été » liée au traumatisme de la rentrée scolaire. Mon psychiatre imaginaire me dirait sûrement de vivre le moment présent (traduction : « reviens-en cibole! ») et il n'aurait pas tort. Mais quand je commence à voir des publicités mettant en scène des enfants habillés en brun multi-tons ou encore des gros posters C'est la rentrée! dans les vitrines du Jean Coutu, il me vient dans la bouche un goût surette, comme si je ravalais un petit vomi. J'ai toujours profondément DÉTESTÉ la rentrée scolaire et tout ce qui va avec : les pantalons en corduroy, les duo-tang, les étuis à crayons carreautés et les sandwiches au pain mou qui colle au palais. Je crois d'ailleurs que ça explique (en partie) pourquoi je n'ai jamais voulu d'enfant. Parce que je sais que je n'aurais pu me résoudre à les regarder partir à l'école en autobus jaune. Si j'avais eu des enfants, j'aurais probablement engagé Denise Bombardier pour leur donner des cours de français à la maison, puis j'aurais complété leur apprentissage au sein d'une meute de loups. Ou de loutres (tsé, pour leur apprendre à nager).

Bon bon, trève d'histoires de peur. Si tu en train de te faire dorer les foufounes sur le bord de ta piscine hors terre, je ne voudrais surtout pas gâcher ton plaisir avec mes névroses. J'espère que tu as passé (ou que tu passes présentement) de belles vacances lecteur. Pour ma part, j'ai laissé mon coeur et *visiblement* une partie de mon cerveau à Kauai, l'île fantastique.

''Aloha! Could you spare some change, please?''

Une fois que j'aurai retrouvé toute ma tête (si cela est possible), je me remettrai à l'écriture plus (ou moins) régulière de ce blogue.
SCOOP!
J'en profite également pour annoncer que Monsieur Minoune aura bientôt son propre blogue. Concubine et moi lui apprenons présentement à écrire et il fait des progrès considérables. Donc si tu étais tanné de lire mes histoires de chat ben, y'en n'aura pu icitte! Et si Monsieur Minoune est ton idole féline, tu n'auras qu'à devenir membre de son fan club.

Avoue que je viens de faire ta journée!






jeudi 28 juin 2012

Sac à surprises

Concubine et moi avons dû emmener Monsieur Minoune chez le vétérinaire pour le faire vacciner avant de partir en vacances. Car pendant que nous nous ferons chauffer la couenne sur une île du pacifique, la petite bête féroce sera envoyée en pension avec d'autres compagnons félins. Mais ne lui dites surtout pas, c'est une « surprise ».

Parlant de surprise, nous en avons au moins une à chaque visite chez le vétérinaire. La première (lorsque nous l'avons emmené à la clinique l'an dernier après l'avoir « sorti de la rue » et sauvé d'une mort certaine) fut d'apprendre qu'il s'agissait d'un mâle et non d'une femelle, d'où l'ajout du Monsieur devant Minoune. En allant le faire vacciner l'autre jour, l'examen de sa bouche a révélé une canine cassée. Elle est cassée à moitié seulement, ce qui fait qu'il a une dent plus courte que l'autre. Cela lui a bien sûr valu un nouveau surnom : Tite dent.

D'ailleurs, cela explique probablement pourquoi il montre seulement ses dents d'en-bas quand il sourit.


Moi : « Heille Minoune, la Fée des dents cassées est passée la nuit dernière. Regarde ce qu'elle t'a laissé. Es-tu content? »


MM : « Y'a pas de p'tite souris dans la canisse... pas de poisson non plus. C'est quoi cette schnoutte-là au juste? »
Moi : « C'est de la bière. »
MM : « Je veux de l'herbe à chat. »
Moi : « Ben là, tu peux pas mixer les deux mon m... »
MM : « JE VEUX DE L'HERBE À CHAT J'AI DIT. »
Moi : « Okidou mon minou! »

Je l'appelle aussi Monsieur Baboune, pour des raisons évidentes.

mercredi 20 juin 2012

Une raison de plus d'aimer la marche

Depuis que j'ai changé d'emploi il y a un an et demi, j'ai le plaisir (et le privilège) de marcher matin et soir et de ne plus avoir à compter sur les transports en commun pour me rendre au travail. J'ai eu l'occasion de réaliser une fois de plus vendredi dernier à quel point je suis chanceuse de ne plus avoir à prendre le métro régulièrement.

Anecdote :
J'étais invitée à souper chez mon amie C. qui habite sur la Rive-Nord. J'ai donc pris le métro pour me rendre à la gare. À la station Berri, un homme entre dans le métro et s'assoit sur le banc juste devant moi. Je suis assise sur le bord de la fenêtre, il occupe le siège perpendiculaire au mien, au bord des portes. Je remarque que le crâne chauve et le visage du monsieur sont couverts de sueur. Et pas seulement une fine bruine : il a l'air de quelqu'un qui vient de se prendre un saut d'eau sur la tête. Il sue autant que le gars sur la photo (sinon plus), sauf qu'il ne transpire pas le Gatorade, juste le bon vieux swing de ton mononcle qui ne fait jamais d'exercice.


L'homme, qui porte un veston et environ trois épaisseurs de vêtements, entreprend d'enlever son sac bandoulière. Et c'est là que réside l'intérêt de cette anecdote vraiment plate, je te le concède lecteur. En passant la ganse autour de son cou, la sueur revole dans tous les sens. Piou-piou-piou!!! Étant sa plus proche voisine, j'en suis aspergée, bras et visage inclus. Mmmmm! Je ne me vois pas, mais je peux imaginer l'air que j'ai. Étrangement, je n'ose pas m'essuyer et je n'ai pas de mouchoirs à portée de main de toute façon. Pendant que je médite sur l'attitude à adopter, l'homme se rassoit et nous nous retrouvons cuisses (les siennes) contre genoux (les miens). Heureusement, il ne porte pas de shorts années 80 laissant voir (et toucher) des cuisses velues. Le pantalon d'habit empêche un peau contre peau (car pour ma part, je suis en robe). C'est long quatre stations de métro lorsque vous êtes couvert de la sueur de quelqu'un d'autre et que vos genoux sont pris au piège dans le coton moite, la moiteur étant probablement synonyme de sueur de cuisses. Comme c'est la saison des allergies, j'ai prié pour qu'il n'éternue pas. Parce que ça aurait vraiment été « le boutte' du boutte' ».

Conclusion : j'aime j'adore marcher.

lundi 4 juin 2012

Un beau souvenir télévisuel

Concubine a eu la merveilleuse idée d'ajouter une nouvelle chaîne à notre forfait télé : Prise 2. Cette chaîne rejoue des vieilles émissions (ou devrais-je dire « des vieux programmes ») des années 70 et 80. Un must si vous êtes du genre à vous ennuyer de Dynastie, d'Épopée Rock ou de la version française de Murder she wrote (Elle écrit au meurtre) dans laquelle la voix d'Angela Landsbury semble avoir été doublée par un hommeQuelle ne fut pas ma surprise en ce samedi soir pluvieux de tomber sur la Reine des émissions, l'ancêtre de Star Académie version âge d'or. Et j'ai nommé... La Soirée canadienne! Croyez-le ou non, mais La Soirée canadienne était mon émission favorite quand j'étais bébé. (D'ailleurs, je me demande laquelle de ces deux vérités est la plus choquante : le fait que je regardais la télé à 1 an, ou que je capotais ben raide sur La Soirée Canadienne.Aux dires de mes parents, je me trémoussais comme une possédée dans ma marchette pour ensuite vomir mon souper, parce que trop énervée. Si les Pokemon ont causé l'épilepsie, imaginez l'impact qu'a pu avoir ceci :



Avouez que tous les ingrédients étaient réunis pour faire un show du tonnerre : de la musique live, des interprètes énergiques, un public enthousiaste et de belles robes taillées à même les rideaux. 

Tu as du mal à faire régurgiter ton bébé jolie maman? Abonne-toi à Prise 2. Fais-moi confiance quand je te dis que ça marche!

mardi 29 mai 2012

Photo du jour



Michelle Courchesne : « Attendez les amis, je consulte ma boule de cristal imaginaire... Ooooouuuuh... »
Jean Charest (intérieurement) : Pète pis Répète s'en vont en bateau. Pète tombe a l'eau, qui y reste? Répète. Pète pis Répète s'en vont en bateau, Pète tombe à l'eauzzzzzzzzz... 

Avez-vous remarqué? On dirait que Michelle Courchesne s'est fait un tailleur avec la peau des 101 dalmatiens. J'appelle PETA right NOW!

vendredi 25 mai 2012

La pinte de lait

Un jour que j'étais allée jouer chez mon amie S. (nous devions avoir tout au plus 8 ans), il s'est produit une chose qui, je m'en rends compte aujourd'hui, se reproduit tout au long de la vie, de différentes façons. C'était l'été, il faisait chaud. Mon amie est donc allée trouver sa mère pour lui demander si nous pouvions avoir de la liqueur. La réponse de sa maman fut catégorique : NON. Alors que S. s'apprêtait à se jeter par terre pour faire ce que les parents appellent communément le bacon, sa mère a ouvert le frigo et sorti une pinte de lait Québon. Une grosse pinte mauve de 2 litres. « Regarde S. ce que maman a acheté pour toi! » s'est exclamée sa mère juste avant que les yeux de mon amie se révulsent comme ceux de la petite fille dans Exorciste. À ma grande surprise, la pinte de lait a suffit à stopper la pseudo crise d'épilepsie de mon amie.
S. : « Aaaaaah, yé!!! »
Moi (intérieurement) : Yé?! Heille chose bine, c'est pas de la liqueur aux fraises ça. C'est juste du lait dans une grosse pinte. On vient de s'en faire passer une!
S. : « J'en veux maman! Un grand verre! »
J'aurais aimé lui dire qu'il n'y avait pas de quoi s'énerver le poil des jambes, pour reprendre l'expression fétiche de mon père, mais à 7 ans, le poil de jambe se faisait rare, tout comme les permissions de boire de la liqueur.
Mère de S. : « Véronique, en veux-tu toi? »
Je dois souligner qu'enfant, je n'aimais pas le lait « seul », c'est-à-dire non accompagné d'un quelconque aliment. À l'école, je faisais semblant de boire mon berlingot que je rejetais (plein) dans le bac des berlingots vides.
Moi (intérieurement) : Beurk.
Moi : « ...  »
Mère de S. « T'en veux pas? »
Moi (intérieurement) : JE VEUX DE LA LIQUEUR AUX FRAISES J'AI DIT!!!!
Moi : « Non merci. »
J'ai donc préféré me déshydrater lentement à 28 degrés celcius plutôt que de boire son lait pas spécial pantoute. Parce que ce n'était pas ce que je voulais. Et parce que je n'étais pas dupe.

Je ne sais pas pour vous, mais cette anecdote me fait un peu penser à la situation actuelle. Sauf que dans l'histoire qui nous concerne, la maman, c'est le gouvernement libéral.

Et le lait qu'il nous offre, il est caillé.

jeudi 24 mai 2012

Karma is a...

Pas facile de parler d'autre chose que vous-savez-quoi par les temps qui courent. Donc pas facile de bloguer sur des affaires futiles (comme je le fais d'habitude). En marchant vers la maison en revenant du travail, je me suis rappelé une expression que ma mère utilisait souvent quand j'étais petite : « Quand tu craches en l'air, ça finit toujours par te retomber sur la tête. »

On appelle ça le karma.

Jean Charest, si j'étais toi, je craindrais le crachat qui est sur le point de retomber sur ta grosse tête qui ne-passe-plus-dans-la-porte-de-la-salle-de-réunion-où-tu-aurais-dû-rencontrer-les-leaders-étudiants-depuis-longtemps-déjà. Parce que si ma mère a raison, ce n'est pas juste une petite goutte qui va te tomber dans l'oeil pendant que tu regardes un arc-en-ciel avec tes amis à Sagard ; c'est un gros déluge de bave qui va se déverser sur ta caboche frisée. Un vrai tsunami. Et ça monsieur, ça vous défait une mise en pli.

Karma is not only a bitch. Karma is a crachat. Un cibole de gros crachat. Et watch out... il s'en vient. Il est tout près tout près. Le vois-tu?

« J'ai les deux mains sur le volant... »

Ben pars tes essuis-glace, man.

Je l'avais sur le coeur celle-là. Ça fait du bien.

samedi 19 mai 2012

Loi spéciale : MM à la rescousse

Moi : « Heille Monsieur Minoune, mauvaise nouvelle : la loi 78 a été adoptée. »

« Quoi?! Tu me niaises! »

Moi : « Malheureusement non. Pis Claude Poirier alias le Négociateur alias Monsieur Fuck y'all a pété sa coche contre les étudiants. Il est pas dans notre camp pantoute. On a besoin de tes lumières Minoune. »

« Hum... Laisse-moi réfléchir à ça Petite Pastèque. »

Moi : « Ok. Je compte sur toi mon minou. »

« Je pense que j'ai une idée... Sais-tu c'est quoi une guillotine? »

Moi : « Quoi?! »

« Tsé là, c'est une lame qui te tombe sur le cou... Regarde, un peu comme ça... »

Moi : « Ben là, je sais ce que c'est une guillotine, mais on est au 21e siècle... C'est plus comme ça qu'on règle les problèmes de nos jours Minoune. »

« T'es vraiment certaine? »

Moi : « ... »


*Monsieur Minoune porte fièrement le collier rouge (avec des coeurs dessus). Chat contre la hausse.

mercredi 16 mai 2012

À toi, jeune homme qui porte la moustache en 2012

D'abord, mettons les choses au clair. Il y a seulement cinq hommes sur terre à qui la moustache va ou allait bien : Tom Selleck, Guy Mongrain, Claude Saucier, Fardoche dans Passe-Partout et mon mononcle Gilles. Mais n'est pas Fardoche qui veut.

Tu sais, jeune homme qui porte la moustache, j'éprouve toujours une drôle d'impression lorsque je te croise. Drôle dans le sens de bizarre, et parfois dans le sens de ha ha ha, grotesque! Sans moustache, tu serais juste un jeune homme ordinaire, mon voisin d'en face. Avec une moustache, tu es le voisin creepy qui essaie toujours de voir à l'intérieur de chez nous. Sans moustache, tu me sembles t'apprêter à aller retirer de l'argent au guichet. Avec une moustache, tu me sembles t'apprêter à aller t'acheter des lunettes et un faux nez pour me hold-uper pendant que je retire de l'argent au guichet. Sans moustache, ton cornet de crème glacée de chez Meu-Meu a l'air de goûter le ciel. Avec une moustache, je te regarde manger ta crème glacée et je m'imagine qu'elle goûte le poil. Sans moustache et en habit dans un cocktail, tu as l'air d'un homme d'affaires, d'un professionnel. Avec une moustache et en habit dans un cocktail, j'attends de toi que tu me présentes un plateau de petites saucisses dans de la pâte Pillsbury.

Comme l'habit, la moustache ne fait pas le moine, me diras-tu. Et tu as probablement raison. Mais portée par un jeune homme, elle fait souvent le mononcle. Évidemment, tu ne seras pas d'accord avec moi sur ce point. Tu me diras que les hipsters portent la moustache, et que les hipsters sont tout, sauf des mononcles. Tu laisseras leurs enfants en juger dans 10 ou 15 ans, quand ils regarderont les vieilles photos de papa. Je te parie toutes les petites miettes de toast pognées dans ta moustache qu'ils vont être ben crampés.

Conclusion : si ça ne lui va pas à LUI, ne va pas t'imaginer que ça te fait mieux.

lundi 14 mai 2012

Indignation

J'ai été témoin d'une scène à la fois désespérante et enrageante cette fin de semaine, alors que je marchais vers l'épicerie. Je suivais un couple (dans le sens de « marcher derrière » et non de stalker) lorsqu'est apparue au loin une fille portant le carré rouge. Au feu (rouge lui aussi), nous nous sommes arrêtés et c'est alors que j'ai entendu la femme s'exclamer : « Quin, une autre avec le carré rouge. » Nous avons tous attendu que le feu passe au vert, nous de notre côté et la fille au carré rouge du sien. C'est en traversant la rue qu'il m'a été donné d'admirer la niaiserie dans toute sa splendeur : l'homme s'est mis à grogner et à aboyer comme un chien en direction de la jeune femme tandis que sa femme à lui riait sous cape. Grrrrr, wouf wouf grrrrrrr... Le sourire de la fille s'est effacé peu à peu pour se muer en expression d'incompréhension. J'ai eu envie de l'arrêter pour lui dire : « T'en fais pas fille, je vais te venger. Je vais retourner à la maison chercher Mohamed Aline, la bête très féroce de Concubine. On va voir s'il aime ça lui se faire japper après. »

Malheureusement, ce plan n'a pas abouti, comme celui de lui faire une jambette au prochain coin de rue. J'ai donc bêtement poursuivi mon chemin jusqu'à l'épicerie derrière la cloche et l'idiot. En arrivant devant le Metro, la femme s'est indignée en apercevant un Golden Retriever attaché à un poteau : « Ah non, franchement! Un Golden rasé. Ostie que c'est laid! Tu fais pas raser ça un Golden! Heille, un beau chien d'même toé! Heille, franchement... »

Un chien rasé. Scandale! C'est vrai qu'il y a de quoi être indignée madame. Maître de chien rasé, on va te trouver une job dans l'Nord!

Soupir.

jeudi 10 mai 2012

Ghostbuster

Il se passe des choses chez nous. L'autre soir, je suis descendue voir Monsieur Minoune dans la cave. (Note : Avant que Brigitte Bardot ne se garroche sur le téléphone pour appeler la SPCA, je dois préciser que Monsieur M. passe seulement les nuits et les jours de pluie à la cave. Le reste du temps, il mange les fleurs de mon propriétaire, il court après les papillons et il fait le nain de jardin dans le parterre. La belle vie!) 

Je disais donc qu'il se passe des choses. Alors que je flattais la bête féroce dans le sens du poil, j'ai remarqué le mouvement de ses yeux, ainsi que ses pupilles anormalement dilatées. Monsieur M. suivait visiblement quelque chose du regard. Quelque chose que mes pauvres yeux d'humaine ne pouvaient voir.
Moi : « Qu'est-ce que tu regardes mon minou? »
MM : « ... »
Moi : « Heille! Youhou!! »
MM : « ... »
Non, le chat ne parle pas, sauf peut-être après deux bouteilles de vin (bues par moi et non par lui.)

Je suis remontée en-haut pour alerter Concubine, qui était en train de travailler.
Moi : « Si j'étais juste un peu plus ésotérique, je dirais qu'il y a des esprits dans la cave. »
Concubine : « Heu? »
Moi : « Monsieur Minoune suivait quelque chose du regard, il était super concentré. On dirait qu'il voyait des fantômes. »
Concubine : « ... »
Moi : « J'te l'dis, c'était vraiment weird! »
Concubine : « ... »
Moi : « Mais bon, puisque je suis une personne rationnelle... »
Concubine (intérieurement) : Wouahahahahahaha! Rationnelle... hahahahaha!!!!
Moi : « ... je vais dire qu'il y a rien. »

Bien sûr, j'ai juste dit ça pour ne pas passer (pour la énième fois) pour une folle finie. Je fais confiance aux pouvoirs surnaturels de Monsieur Minoune. Il est bien plus crédible que le monsieur qui brassait la table dans l'émission de Chantal Lacroix. En tous cas, s'il y a vraiment un fantôme dans la cave, j'espère que c'est Elvis!

''I'm in your basement with your kitty baby, yeah!''

lundi 7 mai 2012

Courir

Je me suis réinscrite au gym hier. Hé oui. Mais que voulez-vous, la saison du bikini s'en vient et tous les magazines féminins le disent : c'est le temps de se refaire des cuisses d'acier, des fesses de béton et des hanches de plywood. Mesdames, avec vos beaux bodies en matériaux neufs, on va aussi pouvoir reconstruire le pont Champlain et l'échangeur Turcot.

Bref, le gym s'est pas mal modernisé depuis que j'y ai mis les pieds la dernière fois. Je fais maintenant mon check in avec une carte à puce et les tapis roulants sont dotés d'écrans de TV individuels, comme dans les lignes aériennes japonaises (pas qu'il y ait des tapis roulants dans les avions nippons - mais chacun a son petit écran de tivi, même en classe économique. Lignes nord-américaines, prenez des notes! Fin de la parenthèse). Autre nouveauté de mon gym : les distributeurs de lingettes pour désinfecter les appareils après le passage du bonhomme en coton ouaté qui sue juste à regarder les machines.

Je suis donc montée sur le rutilant tapis roulant en faisant des wo-wo-wow!, comme si je venais d'embarquer à bord d'un vaisseau spatial. J'ai ouvert la télé en espérant ne pas tomber sur une émission du genre Top Chef just dessert, parce que je ne m'entraîne pas dans le but de courir plus vite sur le chemin de la pâtisserie. Bref, après avoir cherché quelque chose de pas pire à regarder un dimanche à 16 h, j'ai éteint la télé pour me concentrer sur ma propre imagerie mentale : moi avec un sac de roches sur le dos qui cours dans trois pieds de neige. Je suis un peu masochiste dans ma tête. Go Rocky, go.

Bien sûr, pendant que je m'inflige des épreuves imaginaires, il y a toujours la fille qui force pour vrai, avec son entraîneur personnel qui ne lui crie pas des bêtises mais presque. Et moi de regarder la pauvre esclave faire 25 push-ups, se relever, sauter pour attraper la barre horizontale, se hisser en-haut 20 fois, refaire des push-ups, etc, jusqu'à ce que crise cardiaque s'ensuive (ce n'est pas elle qui fait une crise, c'est moi qui frôle l'attaque juste à la regarder). Quand je m'imagine faire la même chose qu'elle, je me vois écrasée par terre au bout de 13 push-ups tandis que l'entraîneur crie et postillonne à deux pouces de mon visage comme dans l'armée. Non merci. Tant qu'à ça, je préfère rester un peu pâteuse, comme un Beefaroni.

En fait, je m'entraîne surtout pour rester mince sans avoir à couper dans le chocolat et l'alcool. Et aussi pour avoir assez de souffle au cas où je devrais quitter le Québec si Frisou est réélu aux prochaines élections (Oh! Vous ne l'aviez pas vue venir celle-là!) Parce que si ça devait arriver, je partirai en courant.

Vraiment.







mercredi 2 mai 2012

Un peu pantin

Vous avez probablement vu cette vidéo de Line Beauchamp ce matin, sur le blogue de Patrick Lagacé, de Ma tuque est une perruque ou quelque part dans la Twittorama. Dans le court extrait de 36 secondes, nous apprenons que la proposition des étudiants laisse Line... pantoite (sic).

« Ça me laisse un peu heu... pantoite. »

On croirait presque entendre Claude Poirier. D'ailleurs, tant qu'à avoir une ministre de l'éducation qui se dit pantoite et qui ne négocie pas, pourquoi ne pas confier les négos au Négociateur lui-même? Comptez sur Claude Poirier pour faire la lumière sur les dépenses des recteurs, la gestion des universités et le gaspillage de fonds en général. Lui ne serait pas pantoite pantoute. Il risque seulement d'appeler les recteurs « les rectums » en direct à la TV. Et ce n'est pas Frisou qui va lui dire quoi faire.

« Line Beauchar peut prendre un break. J'prends l'dossier en main P'tite Barouette, 10/4. »

 Merci Négociateur. 

Quand ce sera réglé, j'ai un autre petit dossier à vous confier. Nom de code : Le Plan N. J'ai entendu dire que ça impliquait pas mal de dividus louches. 

10/4

lundi 30 avril 2012

De la belle lecture sur mon lieu de travail

Wow! Regarde ce que tu pourrais lire sur l'heure du lunch en mangeant ton sandwich pas de croûte si tu travaillais dans les mêmes locaux que moi : FA, pour Fake orgasm.

« Menoum! Ta cire d'oreille goûte le ciel. »

Que de choses à apprendre! Il y a même un article spécial destiné aux diplômés de l'école de cirque. Par là, j'entends les gens faits en spaghetti mou qui sont capable de se lécher le dos ou de s'enrouler une jambe autour de la tête comme un bandeau. Le titre de l'article en question :
CÉLIBATAIRE 
Kama-Sutra toi-même!

Si tu me le demandes gentiment, je pourrai scanner les photos accompagnant l'article et les ajouter à ce post demain. Remarque, je ne sais pas s'il y en a. Je dois t'avouer que je n'ai pas encore *lu* le magazine FA parce que ce midi, j'ai été happée par le fascinant 7 Jours et le non moins fascinant récit de Charles Lafortune.

Pauvre toi!

Dans la liste des 36 livres perdus se trouvent Dressée pour être star et Tintin et le secret de la licorne. Bonne chance dans tes recherches, dude!

En passant, suis-je la seule à trouver le terme ARTIS un peu popoche pour désigner un prix? À l'écrit, ça va, mais à l'oral, ça craint.
Comédienne : « Allô maman? Devine quoi, j'ai gagné un ARTIS! »
Mère : « On dit pas un artisss, on dit un artiste. »
Comédienne : « Ben non, un ARTIS! »
Mère : « Un artis-TE. »
Comédienne : « Heille! J'ai gagné un ARTIS cibole! Le trophée ARTIS au Gala ARTIS! »
Mère : « Qui est à l'appareil? »
Comédienne : « Ben ta fille c't'affaire, Hélène! »
Mère : « Oh désolée, mauvais numéro. »

mercredi 25 avril 2012

Truc de cousine

Ha ha! J'imagine déjà Concubine et mes amies gay se pitcher pour lire ce post en pensant que je vais parler de lesbiennes. Parce que « entre nous » (tsé là, la Clique du Village), on appelle les inconnues croisées sur la rue (des inconnues faisant visiblement partie de Notre Clique) des cousines. Mais bon, là n'est pas le sujet de ce billet. Sorry les cousines!

Venons-en maintenant au vrai sujet de ce post.

Hier soir, juste avant de me coucher, j'ai soudainement été prise d'une crise de hoquet. Hé non lecteur, je n'étais pas saoule. Si je l'avais été, j'aurais pu me coucher tout habillée en hoquetant comme une ivrogne et je me serais endormie même si Concubine avait joué des cymbales à côté du lit ou si le voisin d'au-dessus avait décidé de se pratiquer pour Riverdance. Bref. Je me suis versé un verre d'eau et j'ai bu 9 gorgées en retenant mon souffle. Pas 8, pas 10... 9. Pourquoi 9 gorgées, précisément? Parce que ce truc infaillible pour faire passer le hoquet m'a été transmis par ma cousine quand j'avais 7 ans. Ça fait 28 ans que je compte les gorgées et ça fait 28 ans que ça marche à tous les coups. Traite-moi de superstitieuse si tu veux (ou de folle si tu le penses), mais je crois que le chiffre y est pour quelque chose. Essaie-le et tu verras.

Toujours dans le volet home medicine, j'ai récemment redéfini l'expression « changer le mal de place », un jour que je ne me sentais pas bien du tout.
- Avoir mal à l'abdomen
- Décider de mettre une bouillotte
- Remplir la bouillotte d'eau bouillante
- Mettre la bouillotte sur son ventre
- Se coucher sur le côté
- Sentir une brûlure au premier degré
- Réaliser que la bouillotte est percée

Ayoye.

*dramatisation*

lundi 23 avril 2012

Entendu le 22 avril

Alors que nous étions tous coincés comme des sardines dans l'autobus hier après-midi (pour la bonne cause, bien sûr) j'ai entendu une femme s'exclamer :
Femme : « Coudonc, y'a ben du monde après-midi, quessé qui s'passe? »
Moi (intérieurement) : Y'a un deux pour un sur le Hamburger Helper chez Loblaws.
Un homme qui semblait l'accompagner lui a répondu :
Homme : « Doit y'avoir une manifestation de quet'chose là... encore les étudiants j'te gage. »
Une passagère s'est permise de le corriger.
Passagère : « Les gens s'en vont à la marche pour le Jour de la Terre. »
Femme : « Ah... »
Femme (à l'homme) : « M'en fous d'la planète moé. »

Je devine qui sont ses maîtres à penser. Ou plutôt, ses maîtres à ne pas penser fort fort.

***

Au risque de vous écoeurer ben raide avec Monsieur Minoune, je me propose de le présenter comme candidat au poste de Premier ministre. « Pourquoi lui? », me direz-vous. Parce que comme tous les chats, il est très propre. Il est donc IMPOSSIBLE de lui graisser la patte. Et je crois qu'il porterait bien le noeud papillon ou la cravate.

Pensez-y.

jeudi 12 avril 2012

Say cheese?

Il y a environ un mois, je suis allée faire prendre ma photo pour ma carte d'assurance-maladie. Depuis que le gouvernement a instauré la fameuse interdiction de sourire lors de la prise de photo de passeport, je ne sais plus si je peux sourire ou non quand on me photographie pour un document officiel. C'est donc dans un état de confusion mentale extrême que je me suis assise sur le petit banc dans un coin du Jean Coutu, tandis que la caissière ajustait son appareil (photo, bien entendu).

Caissière : « Bon, ok... Regardez ici... »
Moi (intérieurement) : Est-ce que je peux sourire? Hum, pas sûre... Pour le passeport, c'est non, mais là, il me semble que oooouu...
CLIC!




Cibole.





*Dramatisation*

mercredi 11 avril 2012

Ne pas déranger

Moi : « Monsieur Minoune, t'as pas fini de déjeuner. Veux-tu rentrer? »

« Chuuuuuutt... Je réfléchis à la théorie de la relativité, 
je pense qu'Einstein s'est trompé. Dérange-moi pas. »

Moi : « Il te reste du Fancy Feast. T'as pas l'habitude d'en laisser. »

« Es-tu sourde coudonc? Laisse-moi tranquille j'ai dit. »

Moi : « Je m'en vais travailler pis Concubine va partir elle aussi. Tu veux pas rester dehors toute la journée, hein? Ils annoncent de la pluie... »

« LAISSE-MOI TRANQUILLE J'AI DIT!!! »

Moi : « Okidou mon minou. »

mardi 10 avril 2012

Beubye là...

Allez savoir pourquoi, mais j'ai parfois cette chanson des années 90 dans la tête. Pas que je sois une fan de Léandre, loin de là. Mais quand sa carrière a démarré, j'étais encore au secondaire (donc à la maison) et Maman pastèque écoutait Cité Rock détente. Résultat : j'ai dû entendre cette chanson au moins cinq fois par jour pendant un an. Dois-je préciser que j'ai une assez bonne mémoire, du moins en ce qui concerne les paroles de chansons. Ce matin, je récitais mentalement le bout dont je me souviens par coeur :

Goodbye my love
À ce soir dans mes rêves
Je dors avec l'espoir 
À défaut de t'avoir

Je ne sais pas si ces paroles évoquent la même chose pour vous que pour moi?

Goodbye my love, à  ce soir dans mes rêves...

Je dors avec l'espoir, à défaut de t'avoir...

Beubye mon p'tit lapin...

Avouez que ça fait du sens.

lundi 9 avril 2012

Petite pastèque et les transports

Je suis allée dans ma ville natale ce week-end pour Pâques. L'aller-retour en autobus voyageur est généralement un plaisir, sauf si quelqu'un vient s'asseoir sur le siège à côté du mien. Au fil du temps, j'ai développé des trucs afin d'être la « dernière choisie », comme quand venait le temps de former les équipes de ballon-chasseur au primaire. Si tu es comme moi, c'est-à-dire légèrement mésadapté(e) social (traduction : sauvage), je te conseille de lire ce qui suit.

Premièrement, je mets toujours ma sacoche sur le siège à côté de moi. Comme elle est très grosse (oui oui, une lesbienne peut avoir une grosse sacoche; le sac-banane à la ceinture n'est pas un pré-requis), les gens vont d'abord se rabattre sur les sièges vides. Je deviens automatiquement leur dernière option, avec le gars qui mange son ostie de sandwich aux oeufs.

Je regarde par la fenêtre. Parce qu'il est plus intimidant de demander une place à quelqu'un qui semble absorbé dans ses réflexions philosophiques que de déranger une madame qui lit le 7 Jours.

Je mets mes écouteurs. Si on me demande la place à mi-voix, je peux faire celle qui n'a rien entendu (ce qui sera probablement le cas). Je peux aussi jouer celle qui cherche « sa toune » parmi 2 500 chansons et qui, par conséquent, ne porte aucune attention à son environnement,

Si après toutes ces entourloupettes, un passager a encore le courage de me demander la place, alors bien sûr, je vais la lui laisser. Je le ferai même avec le sourire, un petit sourire gêné aux lèvres pincées, comme si je tentais de cacher mes dents pourries ou pourrites, en mauvais québécois (en passant, mes dents ne sont pas pourries, ni pourrites). Par contre, le passager ou la passagère devra respecter quelques règles que je lui transmettrai télépathiquement :
1) L'accoudoir est là pour nous séparer, et non pour servir de support à ton gros bras poilu. En d'autres mots, ton bras ne doit en aucune circonstance frôler le mien.
2) Range ton sandwich qui sent fort dans le compartiment à bagages. Le trajet vers Sherbrooke dure en moyenne 2 heures ; tu devrais survivre et ton sandwich aussi.
3) Sers-toi de ton cellulaire pour texter seulement. Tu auras toute la fin de semaine pour jaser avec ta mère du dernier livre de Rafaële Germain.
4) Si ton déodorant a tourné entre la maison et le terminus, tu as le devoir de remédier à la situation avant de monter à bord de l'autobus.
5) N'essaie pas d'engager la conversation parce qu'on va ou on vient de la même ville. Je ne sais pas faire de small talk. Je suis une extra-terrestre.

Tu me demanderas sûrement lecteur pourquoi je n'ai jamais passé mon permis de conduire si le transport en commun représente une telle torture. Hé bien figure-toi que j'ai déjà pris des cours théoriques (zzzzzz...) et des cours pratiques (aaaarrghhh!!!) pour ensuite *omettre* d'aller passer mon examen final grâce auquel j'aurais obtenu mon permis. Voici quelques situations vécues (lors de mes cours) qui illustrent assez bien pourquoi il vaut probablement mieux que je prenne l'autobus.


À un feu rouge dans le centre-ville.
J'appuie sur l'accélérateur au lieu du frein. Mon instructeur freine de son côté et nous évitons une collision certaine. (J'ai toujours dit que je n'avais pas beaucoup de coordination. La preuve est faite.)


Sur l'autoroute Décarie à 70 km/h.
Moi : « Voyons! On dirait que je sens plus mon pied sur l'accélérateur! Je sais même pas s'il est sur le gaz! »
Instructeur : « Ben là... c'est sûr que tu pèses sur la pédale. »
Moi : « Non, non, je sens pas mon pied! Je sens rien! »
Et moi de me pencher pour « sentir » mon pied et mon instructeur de capoter ben raide.


Dans un (mini) tunnel.
J'oublie d'allumer mes phares et je me range à gauche. Je me fais dépasser par une Mercedes (à droite) qui klaxonne en me traitant (sûrement) de folle finie.
Instructeur : « Tes phares, tes phares! »
Après coup, je me fais chicaner pour m'être rangée à gauche. Mon prof ne me traite pas de crétine, mais pas loin. Il faut dire que j'en suis à mon dernier cours.


Je ne sais pas pour vous, mais je crois que ces trois exemples suffisent amplement.

Petite pastèque, éternelle passagère.

jeudi 5 avril 2012

Pâques : comment s'en sortir

C'est Pâques ce week-end, youpidou! Entends-tu mon horloge biologique faire tic-tac-tic-tac? (Moi j'entends surtout Concubine lâcher un hurlement à la lecture de cette ligne.) Mais bon, pour citer Claude Meunier alias Dong, pas de panique Loulou, pas de panique. En fait, lorsqu'arrive Pâques, je me dis toujours que ce serait bien d'avoir un enfant pour pouvoir manger tranquillement ses poules en chocolat, un petit morceau à la fois pour ne pas qu'il s'en rende compte, comme je le faisais avec le chocolat de ma soeur quand on était petites. Lentement, subtilement, mais sûrement. Tu me diras sans doute lecteur que si je veux des poules en chocolat, je n'ai qu'à aller m'en acheter chez Jean Coutu. Pas besoin d'avoir un enfant pour ça.

Bon point.

Voici maintenant quelques conseils pour des fêtes de Pâques réussies.

Décorer la maison pour 0 $
Profite de ton vendredi de congé pour décorer ta maison ou ton appartement aux couleurs de Pâques. Puisque les magasins sont (pour la plupart) fermés le vendredi Saint, fouille dans ton placard ou tes boîtes à la cave et ressors tes vêtements des années 90. Tu as sûrement une paire de pantalons bouffants mauves ou un beau chandail jaune canari qui attendent juste d'être découpés en milles morceaux. Fais-en des serviettes de table, des guirlandes, ou des petits lapins si tes doigts de fée en sont capables.

Organiser une chasse aux cocos de Pâques 
Tu t'es couché(e) tard samedi soir? Tes martinis à la truffe, épinette et poivre rose te sont restés sur l'estomac? Ou tu as juste besoin d'un peu de temps de qualité avant l'arrivée de ta belle-mère et de son jambon aux ananas? (Note : jambon aux ananas n'est pas employé pour désigner ton « beau-père ».) Envoie les enfants à l'extérieur pour une chasse aux oeufs en chocolat. Si tu n'as pas caché d'oeufs, envoie-les à la chasse quand même. Tu auras au moins deux bonnes heures devant toi pour te remettre de ton lendemain de veille ou finir de broder les rameaux sur ta nappe pour impressionner belle-maman.

Donner un cadeau qui fait vraiment plaisir
Si tes enfants ont cherché leurs oeufs pendant des heures en vain, tu devras leur offrir un cadeau très original pour te faire pardonner ton *étourderie* (insérer un clin d'oeil complice ici). Quoi de mieux qu'un vrai lapin en chair et en os? D'ailleurs, prends-le bien en chair question de pouvoir t'en régaler le week-end suivant. Ben non voyons, fais pas ça! Si tu achètes un lapin à tes enfants, tu devras l'aimer et le chérir jusqu'à ce que sa mort naturelle vous sépare (pas de clin d'oeil complice ici).

Recevoir à moindre coût
C'est toujours toi qui reçois depuis des années à Pâques et personne n'emmène jamais rien? Il y a moyen de remédier à cette situation. Remplace le vin par de « l'Eau de Pâques » que tu auras recueillie au lever du soleil dans l'évier de ta cuisine. (Personne n'est obligé de connaître ton secret.) Dis bien à tes invités à quel point ils sont privilégiés de boire cette eau miraculeuse qui les préservera de la fièvre, de la foudre et de l'ivresse au volant. Tu vas voir que l'an prochain, ils vont l'apporter leur vin mousseux.

Joyeuses Pâques les lapinos!

lundi 2 avril 2012

Je bloguais dans la nuit* pour te dire n'importe quoi

*Ok, il est juste 22 h. C'est pas 'vraiment' la nuit. 

Depuis quelques semaines, HGTV diffuse la pub d'une télé-réalité qui sera bientôt en ondes : Selling Spelling manor.
La publicité nous donne un aperçu du manoir en question, une grosse cabane de 56 600 pieds carrés, ainsi que de la propriétaire, une madame avec des gros yeux qui ont l'air de vouloir lui sortir de la tête. Bref, Candy Spelling, la veuve d'Aron Spelling, a décidé de vendre le manoir pour emménager dans un modeste condo de 16 000 pieds carrés. Imaginez-vous le nombre d'allers-retours qu'elle va devoir faire juste pour aller chercher des boîtes de carton vides à l'épicerie. Appelez le Clan Panneton pis ça presse! Les curieux trouveront plus de détails sur le déménagement de cette riche et pas très célèbre ici.

La publicité nous montre également des images de la collection de poupées de Candy Spelling. Le genre de poupées que personne ne veut avoir dans sa chambre de peur de les entendre murmurer au milieu de la nuit comme dans les films d'horreur : ''Tonight is the night we kiiiiiiill yooooouuuu... Aaaaarrgghhh...''

Ça me rappelle la chanson : Poupée de cire, poupée de son sang

Ce week-end, en revoyant la pub et les centaines de poupées, j'ai dit à Concubine : « Ça va être long paqueter toutes les petites catins! » Bien sûr, Concubine s'est fait un plaisir de répéter ce que je venais de dire afin de me rappeler que : 1) je parle parfois comme une personne âgée 2) je suis une personne âgée.

Remarquez que « là d'où je viens », cette phrase aurait également pu avoir une tout autre signification.


+

Catin

=

« Paqueter les petites catins. »

Mais bon, vous constaterez que ça ne fait pas de sens, comme d'habitude. What's new pussycatin?

dimanche 1 avril 2012

Quand Claude se confie (en exclusivité)

Depuis la création de ce blogue, j'ai sollicité l'aide de Claude Poirier à quelques reprises, entre autres pour solutionner une énigme complexe et enregistrer une conversation téléphonique entre Stephen Harper et la reine Elizabeth. Or, il s'avère que ze Négociateur en personne aurait fait des révélations choc sur sa propre vie. Écoutez l'extrait sonore ici*.

À la demande de la blogueuse Ma tuque est une perruque, j'ai soutiré des informations supplémentaires à Claude Poirier concernant cet épisode de son passé. Voici la retranscription de l'interrogatoire.

Moi : « Pouvez-vous nous décrire la femme dont il est question dans cet enregistrement monsieur Poirier? »
Claude P. : « Une femme de race indécise et d'un âge certain, entre 31 et 34 ans, cheveux bruns, yeux foncés, taille proportionnelle. »
Moi : « Racontez-moi en détails votre première rencontre. »
Claude P. « Un jeudi soir, vers 20 h 17, la femme m'a demandé d'aller chercher des Craven A au dépanneur Chez Ti-Bi, situé au 48 rue Principale, à côté du casse-croûte Le Casse-Croûte. Le caissier du dépanneur, un homme de race blanche âgé approximativement de 51 ans, 4 mois et 12 jours portait une chemise en flanelle bleue et verte... »
Moi : « Un peu moins de détails s'il-vous-plaît. »
Claude P. « Quand je suis revenu du dépanneur, la femme m'a conduit à sa chambre. »
Moi : « En auto? »
Claude P. « Ben voyons donc, as-tu déjà vu ça toi, quelqu'un qui conduit son char dans' maison? »
Moi : « C'était une blague monsieur P. Continuez svp. »
Claude P. « Son fils, un dénommé Ti-Coune, dormait dans la chambre voisine. »
Moi : « Vous dites dans l'enregistrement qu'elle vous a fait monter au ciel... »
Claude P. « En 37 secondes, peut-être 38. Dans ce temps-là, j'avais pas de montre, je comptais dans ma tête : et un, et deux, et trois... »
Moi : « ... »
Claude P. : « D'autres questions? »
Moi : « Connaissez-vous la chanson Quand on se donne (à une femme d'expérience)? On dirait que les paroles sont inspirées de votre histoire. Elle avait deux fois mon âge, elle m'a fait faire tout un voyage... Monter au ciel, voyage... Il me semble qu'il y a un lien, vous trouvez pas?»
Claude P. : « Ah, c'est la chanson de Francis Martin là? Celui qui s'est rebaptisé Caillot? »
Moi : « Ouin, c'est ça. Pis plus tard, ça dit : Elle m'a pris en otage, et moi j'ai obéi... En OTAGE monsieur Poirier. Moi je commence à penser que c'est vous qui l'avez écrite cette chanson-là. »
Claude P. « Moi j'fais de la radio pis je surveille les bandits. Penses-tu que j'ai l'temps d'écrire des chansons, P'tite piquette? »
Moi : « Probablement pas monsieur Prunier. »
Claude P. « Bon, as-tu fini avec tes questions sans queue ni traître? »
Moi : « Oui. »
Claude P. « Enfin. 10/4. »

Mission accomplie.

*Source : La Clique du Plateau

jeudi 29 mars 2012

Entendu dans l'autobus

Je prends rarement les transports en commun depuis un an... depuis que j'ai acheté mon gros Hummer. Vroum vroum vroum! (Ben non, je niaise. Je n'ai même pas de permis de conduire.) Bref, le fait de travailler et de vivre dans le même quartier m'épargne de nombreux trajets de métro et d'autobus. (Du coup je réalise que je réponds pas mal à l'Idéal du maire Ferrandez, rebaptisé FerNandez par ceux qui voudraient « le renvoyer dans son pays ».)

Hier soir, j'ai donc pris l'autobus pour me rendre chez Petite cantaloup (traduction : ma cousine). J'ai pris soin de m'assoir dans le fond-fond de l'autobus, dans le coin près de la fenêtre, comme une fille du secondaire. Mais ma solitude a été de courte durée. Une madame est venue s'assoir à côté de moi et a sorti son cellulaire (quoi d'autre?) J'ai alors eu droit à une fascinante conversation, dont je reproduis les principaux extraits ici.
Madame : « J'ai un lift pour le Tim Horton vendredi. »
Moi (intérieurement) : Wow. Est-ce qu'ils viennent te chercher en limousine?
Madame : « Ha ha ha! Ouin... en hélicoptère, ha ha ha! »
Moi (intérieurement) : My God, elle lit dans mes pensées! 
Pas tout à fait, mais pas loin en tous cas. La conversation a ensuite dérivé vers le Costco. Grosse affaire (apparemment).
Madame : « Est-ce qu'on pourrait aller au Costco avant le souper? Parce que sinon, il va falloir que j'y aille avec ma soeur, ça va être compliqué... » (Pause) Ouin, mais on pourrait pas aller souper dans le coin? » (Pause) Mais moi c'est pas long quand je vais au Costco... »
Moi (intérieurement) : Coudonc, c'est ben compliqué votre affaire. Mon amie Petite perruche en a une carte. Veux-tu y aller avec?
Madame : « Moi au Costco, je rentre pis je sors. »
Moi (intérieurement) : Ben pourquoi tu veux y aller si tu fais juste rentrer pis sortir? Tu peux faire ça n'importe où. Rentrer-sortir, rentrer-sortir, rentrer-sortir...
Madame : « C'est parce qu'ils ont des biscuits là-bas que les autres épiceries ont pas... »
Moi (intérieurement) : Qu'est-ce qu'ils ont de si spécial ces biscuits-là? C'est des biscuits aux pépites d'or? Des biscuits comme dans Passe-Partout?

Les biscuits qui font grandir
« Cannelle, il te pousse des seins man, comme ceux de Madame Coucou... J'hallucine... »

Madame : « Tsé là, on est déjà allés... on avait acheté des steaks, des crevettes... c'est moins cher... »
Moi (intérieurement) : Méchante tête dure ton amie! Vas-y donc avec ta soeur cibole, ça va être plus simple! 

La madame est descendue de l'autobus pas longtemps après ça, donc je ne sais pas si elle a gagné sa cause. Sinon madame, je connais du monde qui en connaissent des places où tu peux avoir des biscuits spéciaux qu'on trouve pas en épicerie. Appelle-moi sur ton cellulaire la prochaine fois que tu prendras l'autobus.

mercredi 28 mars 2012

Les courageux

Concubine et moi sommes tombées hier soir sur une nouvelle* émission intitulée La ruée vers l'or. Le concept consiste à réunir 10 participants intellectuellement allumés et en très bonne forme physique qui voyageront ensemble pendant 3 mois à pied et en radeau dans des conditions extrêmes. Mais attention, on ne les envoie pas dans la nature en manteaux Canada Goose et en bottes de marche de chez La Cordée. Les participants vivent dans des conditions identiques à celles des années 1800 quelque chose, à l'époque de la ruée vers l'or. Bref, ils sont habillés de même.


Et bien sûr, ils ont les sacs à dos assortis à leur kit.

Maman, viens me chercher cibole.

Et ils dorment tous ensemble dans une grande tente très rudimentaire, reproduction des campements de l'époque. Ils se collent les uns contre les autres pour se réchauffer et j'imagine que leur haleine fait le reste, comme le boeuf et l'âne avec l'enfant Jesus.

Dès le premier épisode, les concurrents ont dû marcher 9 miles (2 748 kilomètres?) avec tout leur bazar sur le dos. L'émission s'est donc terminée sur des images de peau arrachée derrière les talons et sur les orteils, d'ampoules grosses comme un mini egg Cadbury et de peau brûlée dans le dos à cause des harnais de cuir des sacs. Une fille observait aussi le soir venu que ses bottes étaient « pleines de sang ». Menoum!

Au risque de passer pour moumoune (ce que je suis) j'affirmerai ceci : je ne serais jamais capable de faire ça. Les concurrents ont vraiment toooooute mon admiration.
Moi : « Ayoye! Je m'inscrirais jamais à ça moi! »
Concubine : « J'espère, je t'attendrais pas 3 mois. »
Moi : « WHAT??!!!! »

Heille. J'suis mieux de pas me ramasser en prison, parce que ça a l'air que c'est pas Concubine qui va m'apporter un gâteau aux bananes avec une scie cachée dedans!

Mais bon, SUPPOSONS que je participais à l'aventure, je pense que j'emmènerais Monsieur Minoune et que je l'utiliserais comme porteur. Qu'essss t'en dis Minoune?

« Y'a pas d'Minoune ici. Juste le plancher. T'hallucines Chose bine. »

Pffffffffff...

*En fait, le concept n'est pas nouveau. Il y a eu deux autres éditions avec des participants et des destinations différentes.

jeudi 8 mars 2012

Bonne fête Femme!

En ouvrant ma boîte courriel ce matin, je suis tombée sur ceci. De belles offres de couponing pour souligner la Journée de la Femme. Le courriel s'intitulait d'ailleurs Journée de la Femme.


Bonne fête les toutounes!

Merci de m'offrir, en cette journée qui est sensée me célébrer, un rabais sur des pantalons amincissants. Ne me laissez surtout pas oublier que la minceur est (et devrait être) au coeur de mes préoccupations. Je rêve de porter des pantalons qui vont augmenter ma transpiration jusqu'à 80 % et grâce auxquels je développerai probablement une irritation dans l'aine ou des furoncles sur les fesses.

Merci également de souligner que je devrais songer à perdre ma cellulite avant l'été en m'offrant un super deal sur un vibrateur géant. Je vois que vous connaissez mes priorités. Si je me fie à la description du produit, non seulement cette merveille technologique réduit-elle la cellulite, mais elle « stimule les muscles, solidifie les os et apaise les tensions musculaires et le stress ». Je vois que vous m'imaginez lobotomisée, ou du moins assez nounoune pour vous croire.

Bonne fête à moi et merci encore!

mercredi 7 mars 2012

Comme une bande dessinée... ou presque

J'ai déjà parlé de Tom Pouce, le frère jumeau diabolique de Monsieur Minoune. Si tu as lu la seconde partie du post On n'est pas à un lapsus près, tu sais de qui je parle.

Hé bien le retour de la température clémente a aussi ramené Tom Pouce sur notre balcon. Heureusement, Concubine était là pour immortaliser sur pellicule (ha ha, yeah right!) pour photographier en numérique cette rencontre au sommet qui constitue le deuxième épisode de General Catspital : the return of the evil non-identical twin brother.


« Ooooh nooon... He's back. Ze peux pas passer. »


Zzzzzzzzzzzz... 

« Laisse-moi entrer par la fenêtre Concubine. Pleeeeeaaase!!! »


« J'te l'avais dit que je prendrais ta place, Monsieur Moumoune. »

Malheureusement pour Monsieur Minoune, le chien décida de s'en mêler.

« Si tu veux entrer, j'vais avoir besoin d'une pièce d'identité avec photo... »


lundi 5 mars 2012

Dommage...

Lu dans La Presse ce week-end. Une Montréalaise a écrit à la Reine pour demander le congédiement de Stephen Harper. Rien de moins. La réponse envoyée par la correspondante officielle d'Elizabeth II laisse entendre que sa Majesté aurait pris connaissance de la missive de 6 pages. Si mon résumé ne satisfait pas ta curiosité, tu peux lire l'article ici.

Malheureusement, ze Queen n'a apparemment pas l'intention de congédier Stephen Harper, comme en témoigne la retranscription d'une conversation téléphonique obtenue par l'un de mes informateurs.

« Ça m'a tout l'air qu'on est pognés avec Steven Whopper P'tite métèque. 10/4. »

Retranscription top secrète - mission #82630

La Reine : « Stephen, j'ai reçu une complaint letter vous concernant. »
Stephen H. : « Quoi?! Mais qui a envoyé un lettre de complainte? Je faite une excellente Prrrremière Ministre. »
La Reine : « C'est une dame de Montréal qui l'a écrite. »
Stephen H. : « Ben voyons mon Queen. On s'en foute d'une complainte vénant du Québec. »
La Reine : « Elle demande votre congédiement. »
Stephen H. : « Avec toute la respecte que je vous dois sa Majestic, qui d'autre que moi aurait mise votre belle portraite dans les ambossades canadiennes? »
La Reine : « ... »
Stephen H. : « Qui d'autre que moi vous paye une bonne café chez Tim Horton quand vous venez dans les Canada? »
La Reine : « ... »
Stephen H. : « Vous allez pas me renvoyer pour une pétit lettre de rien du tout. »
La Reine : « Ramenez la soupe dans un bol en pain chez Tim et on n'en parle plus. »
Stephen H. : « Consider it done mon Renne. »

vendredi 2 mars 2012

Mars : comment s'en sortir

Février est terminé, youpi! Nous voilà donc au mois de mars, les pieds dans la belle neige blanche de Noël. Et dire que j'ai été assez innocente optimiste pour croire en rentrant de voyage que le printemps était arrivé. Mais, comme dirait (ou plutôt chanterait) Céline : Ce n'était qu'un rêêêêêêveeeeeeuuh!!! C'est pourquoi suite à mon très pertinent billet Février : comment s'en sortir, j'ai cru bon te donner quelques trucs et conseils pour passer à travers le mois de mars.

Acheter des sandales neuves
Oui oui, tu as bien lu. Achète des sandales « belles et très inconfortables », une combinaison facile à trouver dans le merveilleux monde de la chaussure. Je te conseille des sandales en vinyle-qui-ne-s'assoupliera-jamais avec des talons d'une hauteur démesurée. Une fois arrivée chez toi, chausse tes sandales de princesse et porte-les toute la soirée ou jusqu'à ce que tes orteils saignent. En passant Homme, ce conseil s'adresse aussi à toi. Surtout à toi. Lorsque tu enfileras tes bottes d'hiver le lendemain, tu auras l'impression de chausser des pantoufles. Et tu te diras que finalement, tu es bien avec tes bottes en minou. Tu iras peut-être même jusqu'à dire «Vive l'hiver ». Promis, juré pis un p'tit peu craché.

Manger du...
En février, je te conseillais des agrumes. Ce mois-ci, tu peux te rabattre sur « l'autre » vitamine C : la vitamine Chocolat. Il existe d'ailleurs une friandise toute désignée pour le mois de mars. Et j'ai nommé bien sûr la barre Mars. D'ailleurs, si je me rappelle bien, la pub disait : « Une barre Mars par jour, au travail, au repos et dans les loisirs. » Ai-je besoin d'en dire plus? Cours au dépanneur, vite! (Si tu as suivi le conseil précédent, marche lentement pour que tes ampoules n'éclatent pas toutes en même temps.)

Te réveiller au son des oiseaux
Ah, les joyeux pépiements des oiseaux. Quoi de plus printanier? Achète des pinsons, des perruches ou un canari et place la cage dans ta chambre à coucher tout près de ton lit. Tu seras réveillé à tous les matins dès l'aube par les pit-pit-pit-chip-chip-chip de tes nouveaux compagnons. N'est-ce pas merveilleux? Et puisque tu seras debout dès 4 h 30, tu pourras en profiter pour aller t'entraîner au gym. Deux pierres d'un coup. On aime!

Regarder le canal Évasion
Je ne te parle pas de regarder une seule émission en faisant ton repassage. Voyons! Qui repasse de nos jours? Je te parle de t'asseoir devant ta télé pendant au moins 8 heures, non stop. Assure-toi que les rideaux sont fermés et que ton téléphone est débranché (ha ha, « téléphone débranché », how retro!) Ensuite, installe-toi confortablement comme ceci :

« Aaaaah, la Guadeloupe... »

Faire du camping
Joins-toi à un groupe d'amoureux du plein air qui campent à l'année. Eux, ils sauront comment te faire apprécier la neige. (Ben non, c'est une blague. Fais pas ça!)

Bon courage les amigos. Nous vaincrons!

jeudi 1 mars 2012

Petite histoire d'humiliation

En faisant du zapping hier, Concubine et moi sommes tombées sur une émission au titre évocateur : Sexe insolite. Je m'attendais à ce qu'on nous présente des partouzes costumées filmées avec une caméra cachée dans des grosses cabanes de riches, un peu comme dans Eyes wide shut. Ou des entrevues réalisées dans un club échangiste miteux avec des gros bedonnants moustachus dont la voix aurait été modifiée par ordinateur, comme dans un sketch de François Pérusse. (Ha ha! J'ai d'abord écrit François Perruche!) Mais finalement, non. L'émission traitait plutôt d'anomalies des organes génitaux. Quelle belle façon de terminer une soirée! N'empêche, cela m'a fait penser à un fait vécu (par moi-même) en secondaire I.

Un jour, dans le cours de FPS (traduction pour les étudiants de la réforme : Formation personnelle et sociale) le prof nous a remis un quiz. Sur la première page, un dessin du système reproducteur féminin. Sur la seconde, le système reproducteur masculin. Des flèches pointaient aux différentes parties que nous devions identifier. Facile, vous me direz. Ben, pas en secondaire I. Pas pour moi. Après ce qui m'a semblé une éternité, j'ai relu mes réponses pour me rendre compte qu'il m'en manquait une. Du côté du garçon. J'ai eu beau réfléchir, en vain. Blanc total. Je me suis donc risquée à aller voir Jacques G., mon prof qui, j'allais l'apprendre assez tôt, n'était pas subtil pour cinq cennes.
Moi : « Heu... C'est parce que je me rappelle plus c'est quoi ça... »
Prof : « Ben là... »
Moi : « ... »
Prof : « Ça commence par S. »
Moi (en chuchotant presque) : « Heu... le sac? »
Heureusement, mon prof a cru entendre la bonne réponse. Malheureusement, il s'est senti obligé de la répéter en criant, sur le même ton que s'il m'avait répondu Bravo la nounoune! Comme si d'avoir momentanément oublié ce mot représentait une atteinte à la virilité de tous les hommes de la terre.
Prof : « C'est ça! Le scrotum!!! »
Et les quelques gars assis en avant d'éclater de rire tandis que je regagnais ma place en rougissant.

Humiliation je vous dis.

J'imagine que cette anecdote me vaudra de jolies trouvailles dans les mots-clé de recherche des statistiques de ce blog. Après « caca pour rire » et « Mélanie la pute de Montréal », je me demande bien ce que je vais trouver. À suivre.