lundi 21 janvier 2013

Moi aussi, je fais du yoga

Comme je le mentionnais dans mon dernier post, je me suis inscrite à un cours de yoga. Un cours « accessible » (dans le sens que je n'ai pas l'impression d'être une patate pilée qui aurait atterri par hasard au milieu d'un groupe de contorsionnistes) et assez relax (en 1 h 30, j'ai à peine sué du d'sous d'bras). Je dois admettre que j'avais quand même quelques appréhensions, suite à une expérience passée traumatisante. J'ai donc demandé à ma prof si j'allais devoir me tenir sur la tête, question légitime de la part d'une fille qui n'a jamais été capable de faire une culbute par en-avant de peur de mourir le cou cassé. Prof : « Non, on fait pas ça ici. » OUF! Merci bébé Jésus. Je ne vais pas mourir icitte à soir, c'est déjà ça. Reste que j'étais quand même un peu (pas mal) stressée à l'idée de ne pas être capable de suivre, et donc de m'humilier publiquement. Car je partais dans l'idée que j'étais à peu près aussi flexible qu'une barre de fer. Heureusement, mon amie Petite perruche était là pour me rassurer. Allongée à côté de moi, elle a chuchoté :
Petite perruche : « Détends-toi, respire... »
Moi : « J'ai mis un g-string pour pas qu'on voit la démarcation de mes bobettes dans mes pantalons de yoga. J'espère que ce sera pas trop inconfortable. »
Petite perruche : « Ah toi... »
Moi : « Est-ce que tu gardes tes bas? Il me semble qu'il faut être nu pieds quand on fait du yoga. »
J'abrège la retranscription de notre conversation, mais je dois avouer que mes préoccupations étaient nombreuses, tant sur le plan physique, émotionnel que vestimentaire.

Mais finalement, j'ai fait ce soir-là plusieurs découvertes :
1) Je suis incapable de trouver mon sacrum sans assistance
2) Je suis capable de me retenir d'hurler et de faire un genre de danse amérindienne quand j'ai une crampe dans le pied
3) Je suis flexible. En tous cas, plus que je le pensais.
Une position exigeait que, couché sur le dos, on lève une jambe en la maintenant en l'air assez longtemps, puis qu'on la ramène doucement de l'autre côté en « ouvrant » les hanches, et qu'on la baisse jusqu'à une hauteur confortable ou jusqu'au sol si on s'en sentait capable. À mon grand étonnement, j'ai pu poser mon pied droit par terre sans difficulté. Idem avec le pied gauche, sauf que cette fois, en baissant ma jambe, j'envahissais l'espace de Petite perruche qui se trouvait tout près de moi. Je lui ai presque kické un sein avec mon pied, ce qui aurait pu être une expérience vraiment étrange si cela s'était produit dans un autre contexte.

Après 1 h 30 de douce torture, nous avons eu droit à quelques minutes de relaxation pendant lesquelles j'ai songé à la souffrance qui m'attendait le lendemain. Et finalement (oh surprise!), le lendemain n'a pas été si pénible after all. Je me suis bien sûr dépêchée de m'en vanter à qui voulait bien l'entendre. Parce que je me suis inscrite au yoga non seulement pour être en meilleure forme et plus détendue, mais aussi parce que ça fait de la belle petite conversation devant la machine à café au bureau. Bref, j'ai hâte à mon prochain cours, maintenant que je sais qu'on ne me demandera pas de me passer une jambe en arrière de la tête.

That's all folks!


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