jeudi 29 septembre 2011

Petite montée d'huile

Cher chef de restaurant montréalais*,

Je t'aime d'amour. Mais...

Je suis un p'tit peu tannée de ta propension à mettre de l'huile de truffe PARTOUT : sur le potage, sur la salade, dans le risotto, dans le tartare, dans la purée de pommes de terre, etc. Je sais que « huile de truffe », ça fait chic sur ton menu, mais ça n'apporte pas forcément quelque chose à mon plat (sauf d'ajouter 2 piastres - prononcer piasses - à ma facture). On sait aussi que l'huile de truffe retrouvée dans la plupart des restaurants n'est pas faite avec des résidus de « vraie » truffe : elle est préparée avec de l'huile d'olive et des composés de synthèse. M'offrirais-tu de l'huile d'olive faite à partir d'huile de canola et de composés de synthèse? Hum. Pense pas.

Je te demande donc bien humblement, cher chef, de mettre la pédale douce sur l'huile de truffe. Et de dire à ta brigade de serveurs d'arrêter de me regarder avec des yeux méchants quand je leur demande si je peux avoir mon plat sans huile de truffe. Ce n'est pas comme si je demandais des raviolis sans garniture (ou des raviolis « pas fourrés », pour citer Jean-Guy**). Je veux dire que ce que je demande, ce n'est pas bien compliqué. Et je te laisse quand même me charger l'extra 2 piastres (prononcer piasses) sans en faire tout un plat (bruit de cymbales pour souligner le jeu de mots). Il me semble que c'est toi qui gagne, non? Penses-y.

*Je me permets de préciser car un chef peut être le chef de plein d'affaires : chef d'orchestre, chef de meute, chef du crime organisé, chef de parti, etc.
**Jean-Guy est un personnage fictif qui reviendra dans mes posts afin de m'éviter de citer le vrai monde.

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